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Critiques CD de la semaine du 12 au 16 juillet 2010

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Drake, Danger Mouse, Lucy Woodward, Foxy Shazam et Sting.

Un buzz justifié
Drake
Thank Me Later (
4/5)

On avait hâte qu’il sorte, ce premier album de l’ex-star de Degrassi reconvertie en rappeur. L’attente en valait la peine. Thank Me Later regorge de tubes qui rallieront tant les amateurs de slow jam langoureux (Fireworks avec une sensuelle Alicia Keys) que les amateurs de hip-hop dansant (l’entraînante Over). Entouré de collaborateurs de haut calibre (Kanye West, Tim­baland, Swizz Beatz, Jay-Z), Drake dévoile les diverses facettes de sa personnalité : du gansta (Up All Night) à l’éternel romantique (Find Your Love) en passant par la superstar (Light Up). Au Métropolis dimanche soir.
– Marc-André Lemieux

Halo de mystère
Danger Mouse
Dark Night of the Soul (3/5)

Cet album de deux réalisateurs renommés a un halo de mystère. Tout d’abord, il paraît avec un an de retard, après une dispute avec la maison de disques EMI. Il arrive aussi après la mort d’un de ses réalisateurs, Mark Linkous (Sparklehorse), et d’un des chanteurs invités, Vic Chesnutt. Enfin, David Lynch a signé la présentation visuelle du CD. Au-delà de ce halo, l’album est sombre – autant la musique que le propos -, mais il s’en dégage une certaine beauté. Malheureusement, les chansons de Frank Black et d’Iggy Pop, au beau milieu du disque, cassent ce qui aurait pu être un excellent album.
– Éric Aussant

Vieille recette
Lucy Woodward
Hooked!  (2,5/5)

Ce n’est pas que l’album soit mauvais, non. C’est simplement qu’on a la curieuse impression, en écoutant Hooked!, de la jolie blonde Lucy Woodward, d’avoir déjà entendu cet amalgame de chansons rétro-pop un million de fois auparavant. La voix de mademoiselle Woodward est tout à fait adaptée à ce style de chansons, mais la chanteuse n’apporte pas grand-chose de neuf : quelques reprises sans grande inventivité, des compositions de son cru qui se mêlent un peu aux autres… En définitive, on se retrouve avec un bon disque d’ambiance, mais qu’on
aura tôt fait d’oublier.
-Jessica Émond-Ferrat

Trop c’est trop 
Foxy Shazam
Foxy Shazam (2,5/5)

Il existe un certain buzz autour du troisième album du sextette de Cincinnati. Compréhensible que les fans adorent les exclamations du leader Eric Sean Nally. Que l’arrogance du chanteur passe par les paroles, pas de problème. Mais il en beurre tellement épais (intonations, cris) que c’en est agaçant. Le groupe se veut punk-rock, alors on comprend mal pourquoi le CD sonne parfois comme une comédie musicale sur la vie de Michael Jackson ou de Freddie Mercury, ou comme une partie de Guitar Hero. Dommage, car l’orchestration est souvent intéressante. Mais à trop pousser la note, on gâche tout.
– Vincent Fortier

Soporifique
Sting
Symphonicities (2/5)

Quand symphonique rime avec soporifique. On nous avait promis des versions réinventées des grands succès de Sting… On se retrouve plutôt avec une plate collection de ballades jouées par un orchestre de 45 musiciens. Parmi les titres qui perdent toute leur saveur, citons Roxanne (trop lisse) et When We Dance (trop près de l’original). Heureusement qu’il y a Every Little Thing She Does is Magic, qui fait l’objet de la seule métamorphose inspirée. Et où sont les Every Breathe Yout Take et If I Ever Lose My Faith in You? Sting saura-t-il nous faire changer d’avis lorsqu’il s’amènera au Centre Bell le 24 juillet? Espérons-le.
-Marc-André Lemieux

 

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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