La nostalgie du do-ré-mi
Attendez-vous à fredonner sans cesse Do-ré-mi, Edelweiss et Mes joies quotidiennes. La famille Von Trapp a débarqué sur les planches de la salle Pierre-Mercure jusqu’à la fin du mois de juillet, et Denise Filiatrault, qui signe la mise en scène de cette Mélodie du bonheur, croit que les chansons accrocheuses font la force de cette histoire.
«Quand Gilbert Rozon m’a proposé de mettre en scène cette pièce, je n’ai pas été très enthousiaste, avoue celle-ci. Je n’ai jamais été une fan de cette comédie musicale. Je préférais My Fair Lady. Mais je l’ai réécoutée, et les chansons ont fait leur chemin dans ma tête. Je me suis rendue compte qu’elles étaient vraiment bonnes!»Le comédien Robert Marien, interprète du capitaine Von Trapp, croit pour sa part que cette histoire fait partie de notre inconscient collectif. «La musique est catchy, et ça véhicule des valeurs familiales qui touchent les gens, entre autres les Québécois.»
Denise Filiatrault dit ne pas avoir eu le choix de privilégier une mise en scène classique. «On ne peut pas actualiser La mélodie du bonheur, vu le contexte de la Seconde Guerre mondiale ou des situations familiales», explique-t-elle. Robert Marien abonde dans ce sens. «Il y a, à la base de cette histoire, quelque chose de très essentiel qu’on ne peut pas toucher, dit-il. On ne peut pas en faire une relecture, puisque son charme réside dans la nostalgie qu’elle attise chez le public.»
De jeunes talents
Denise Filiatrault affirme que son plus gros défi de mise en scène aura été de travailler avec des enfants. «On a formé deux familles différentes, car les enfants ne peuvent pas jouer tous les soirs, explique-t-elle. Et comme les répétitions avaient lieu pendant l’année scolaire, on ne pouvait les avoir que les fins de semaine, donc chaque fois, tout était un peu à recommencer!»
Elle précise cependant qu’elle a mis la main sur des jeunes extrêmement talentueux et motivés. «Quand on alternait, les plus jeunes me demandaient souvent : « Pourquoi ce n’est pas moi aujourd’hui? Je veux jouer! » Elles adorent être sur la scène. On a vraiment de jeunes talents incroyables au Québec», lance-t-elle.
La tradition
Comme il s’agit d’une comédie musicale traditionnelle, Denise Filiatrault a choisi ses comédiens en fonction de cette réalité. «Pour Maria, j’ai choisi une jeune fille qui venait de sortir de l’école, Florie Gauthier-Vaiquette.» Quant au Capitaine Von Trapp, Robert Marien était tout désigné pour le jouer; ça me prenait quelqu’un avec une belle voix, mais qui sache acter.»
La Mélodie du bonheur
À la Salle Pierre-Mercure
Jusqu’au 31 juillet (Supplémentaires du 10 au 14 août au Théâtre St-Denis)