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Life During Wartime: Toujours controversé

Depuis son Welcome to the Dollhouse en 1995, le réalisateur et scénariste Todd Solondz est l’un des plus intriguants créateurs de comédies en Amérique. Solondz est un vrai provocateur, capable de conjuguer cruauté, colère et névrose avec des rires émouvants. Dans son film le plus ignoble, Happiness, il explorait la pédophilie, le viol, le meurtre, les appels téléphoniques salaces et les yeux de chien battu de Jon Lovitz. Le cinéaste a suscité la controverse au fil des années, alors que plusieurs cherchaient à savoir si ses films se définissaient comme des comédies.

«Je crois que je fais des comédies tristes, a-t-il confié à Métro. Certaines sont plus tristes que d’autres, mais si un sujet est invitant, le film trouve son propre ton, sa propre vie. Tant qu’on est fidèle à la réalité que l’on met en place, je ne crois pas qu’il y ait de problème à explorer ces thèmes par la voie de la comédie.» Le dernier film de Solondz, Life During Wartime, ramène des personnages de Happiness et de Welcome to the Dollhouse pour une suite inattendue.

«Quand j’ai terminé Happiness, je n’aurais jamais cru que je revisiterais un jour ces personnages, mais ça montre simplement que mon imagination n’était pas assez fertile, blague le réalisateur. C’est différent, aussi. Il s’agit certainement d’un film plus explicitement politique. Je crois que le film a sa propre vie, et que si vous cherchez à  revivre l’expérience du visionnement de Happiness, vous serez déçu. C’est une comédie plus larmoyante.»

Ce nouveau film est éminemment différent des précédents, ne serait-ce que parce que les personnages sont interprétés par de nouveaux acteurs. Parfois, ils ressemblent à leurs prédécesseurs et parfois, ils ne révèlent pas la véritable identité de leur personnage jusqu’à un moment clé. C’est une expérience osée qui, pourtant, fonctionne étonnamment bien. Quand Solondz a commencé sa carrière, le  cinéma américain indépendant était à son point culminant, et les Å“uvres subversives étaient bien soutenues. Malheureusement, aujourd’hui, le réalisateur se bat constamment pour obtenir du financement et doit enseigner la plupart du temps.

«C’est une époque sombre en termes d’économie dans l’industrie du cinéma, dit-il. Mon prochain film, Dark Horse, ne contient pas de scènes de viol, de masturbation, d’avortement ou de pédophilie, mais ç’a tout de même été très difficile d’obtenir du financement parce qu’il n’était pas écrit en fonction d’un studio. Je suis chanceux d’avoir le moindre budget, ces jours-ci.»

Life During Wartime
En salle dès aujourd’hui

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