Kevin Parent au cinéma
En ayant choisi Jean-Marc Vallée pour faire ses débuts au cinéma, Kevin Parent garde un lien assez fort avec l’univers de la musique, en premier lieu parce que l’attention du réalisateur pour la bande originale de ses films n’est plus à démontrer.
«Le fait que Jean-Marc soit sensible à la musique m’a vraiment mis en confiance, raconte le chanteur. Et puis après 20 ans de chanson, j’ai voulu me tourner vers une autre branche du monde dspectacle. Mais pour moi les deux domaines restent liés : tu donnes une interprétation, tu livres un message.»
Et le premier défi, pour Kevin Parent, est de gommer son accent gaspésien pour incarner Antoine, un DJ montréalais aux prises avec les femmes de sa vie.
Car Café de Flore est un film sur l’amour. D’un côté, il y a Antoine et son ex-femme Carole (Hélène Florent), séparés depuis deux ans après avoir vécu une longue et belle histoire d’amour, ce que Carole peine à accepter. De l’autre, il y a le Paris des années 1960 et Jacqueline (Vanessa Paradis), qui entoure d’un amour inconditionnel son petit garçon trisomique.
«J’ai choisi cette époque de?Paris pour son image romantique, poétique, celle des photos de Robert Doisneau. C’est la ville des amoureux…», explique Jean-Marc Vallée. C’est pour cette même raison que le film s’intitule Café de Flore, même si aucune scène ne sera tournée dans le célèbre café.
Avoir réalisé The Young Victoria (Victoria : les jeunes années d’une reine), sorti en décembre dernier, est une expérience qui a été utile au réalisateur. «Dans The Young Victoria, les sentiments sont contraints par les conventions de l’époque, alors que dans ce film-ci, les relations sont plus charnelles. Mais cela reste deux histoires d’amour, et l’expérience de Victoria m’a aidé dans la manière d’exprimer les sentiments.»
Et lorsqu’on lui demande quel est le lien entre le Montréal d’aujourd’hui et le Paris des années 1960, Jean-Marc Vallée répond par un mot, «ésotérique». Un mot dont il faut peut-être trouver le sens dans cette phrase, en exergue dans le synopsis du film : «Il n’est pas facile de dire au revoir à ceux qu’on aime; pour y parvenir, il faut toute une vie – ou deux.»
Café de Flore prendra l’affiche au printemps 2011. Cette coproduction Canada-France est dotée d’un budget de 10 M$ (7 M$ viennent du Québec, et 3 M$, de la France).