Sophie Bourgeois: à la rencontre du monde
Le 14e Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM) débute ce samedi et se tiendra jusqu’au 6 mars. À cette occasion, la comédienne Sophie Bourgeois sera présidente du jury international.
Connue, entre autres, pour son rôle de Maude dans C.A et, dernièrement, de Mélanie dans Route 132, Sophie Bourgeois a accepté la proposition, qui lui donnait l’occasion de défendre un cinéma d’auteur international destiné aux enfants qu’elle affectionne particulièrement. «Ce sont des films qui livrent un message sur la réalité de la vie, explique-t-elle. Et ainsi, pendant une semaine, les enfants ont accès à autre chose qu’à du commercial. C’est autre chose qu’un Walt Disney, avec d’un côté les méchants et de l’autre, les gentils. Je trouve que les enfants québécois n’ont pas beaucoup accès au cinéma culturel.»
Aux yeux de la présidente du jury du FIFEM, la découverte des autres cultures est essentielle. Cet amour pour la rencontre de différentes cultures a toujours fait partie d’elle. Rien de surprenant quand elle confie qu’elle se destinait à une carrière de journaliste de terrain. Mais alors qu’elle atterrit au Conservatoire LaSalle, une école de communication et de théâtre, elle bifurque et opte pour le théâtre. Avide de découvertes, elle a, pendant les cinq années où elle a joué Kounga, l’espiègle kangourou, dans la série jeunesse Cornemuse, consacré l’autre moitié de son temps à parcourir le monde. «Je tournais six mois par année, et l’autre moitié je partais avec mon sac à dos voir le monde, découvrir d’autres cultures et vivre avec beaucoup moins de moyens que quand j’étais ici.»
Aujourd’hui maman d’une fille de trois ans, elle a mis entre parenthèses ses habitudes de baroudeuse. «Ma fille est encore petite, mais c’est sûr qu’on voyagera avec elle.» Ce qui l’anime, c’est l’enrichissement que permet le contact avec d’autres cultures. «Je suis fière d’être associée à cet événement. L’enfance et le monde me plaisent, lance la comédienne.
Cependant, tout ce qui a rapport à l’enfance est un domaine qui ne paye pas aux yeux de certains car le public est restreint. Je comprends que ce soit frileux du côté des investissements, mais c’est dommage», conclut-elle.
FIFEM
À partir de samedi et jusqu’au 6 mars
Au cinéma Beaubien