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Critiques CD de la semaine du 18 au 22 avril 2011

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de k.d. lang & Siss Boom Bang, Richard Desjardins, Mother Mother, Malajube et Obtala.

Magique
k.d. lang & Siss Boom Bang
Sing it Loud  (4,5/5)

Le 16e album de cette Canadienne d’origine est un phéno­mè­ne rare. Dès la première note, c’est de la magie et du plaisir assuré. Rien de moins. C’est comme si les astres s’étaient alignés, que la magnifique voix de k.d. lang devait chanter ces notes sur ce rock – souvent acoustique et tout en nuances – à ce moment précis de sa vie sur Terre. Et c’est comme ça tout au long du disque. Et c’est comme ça à chaque écoute. Juste pour en rajouter un peu, les musiciens en font juste assez et la réalisation est très intéressante…
–  Éric Aussant

Un peu de tout
Richard Desjardins
L’existoire (4/5)

Richard Desjardins touche à tout dans son nouvel opus. Sept ans après Kanasuta, le gars de l’Abitibi a décidé de chanter l’amour, la nature et la mort dans L’existoire. Pour ce faire, il offre des pièces country à la guitare et de très belles mélodies au piano – dont la plus réussie est sans doute Elsie. L’artiste engagé donne aussi quelques coups de gueule, notamment dans la pièce Développement durable : «chu fier d’être ignorant / pis ça c’t’un droit acquis / pas besoin d’être savant / quand t’as un’carte de crédit.» Du grand Desjar­dins… comme d’habitude.
–  Mathieu Horth Gagné

Subtil mélange
Mother Mother
Eureka (4/5)

Ce troisième disque de Mother Mother est un mariage réussi de rock, de pop et d’un soupçon de rétro 1980. Le quintette de Vancouver propose Eureka. Douze pièces colorées à l’image de la pochette du disque. Les pièces comme la dansante Baby Don’t Face, l’entraînante Simply Simple, l’explosive Chasing it Down ou la planante Born in a Flash le montrent bien. Le groupe jongle bien avec les sons acous­tiques et électriques et les harmonies vocales. Ni trop pop, ni trop rock… Eureka sans modération. 
–  Anicée Lejeune

Comme un best-of
Malajube
La caverne (4/5)

L’exubérance du Compte complet, l’accessibilité de Trompe-l’Å“il et la richesse de Laby­rin­thes. Avec La caverne, Malajube semble avoir pondu un best-of de ses trois premiers albums. Un opus lumineux – à la fois sucré et consistant – qui déborde d’une énergie contagieuse. À l’image de la caverne d’Ali Baba, celle de Malajube renferme plusieurs trésors, dont Le blizzard (un étonnant hommage au disco-funk des années 1980), Chienne folle (une bombe frénétique dans la même veine que Filles à plumes) et Synesthésie (un hymne pop vitaminé).
–  Marc-André Lemieux

Soleil d’ici
Obatala
Okémâyalé (3/5)

Est-ce de l’espagnol? Un dialecte africain? Eh non, quand on écoute de plus près, on constate que c’est en joual que chante le groupe sherbrookois Obatala sur ce troisième opus, Okémâyalé (à prononcer à voix haute…) Ce sont les chansons à saveur world, comme la pièce-titre, qui nous plaisent le plus – certaines autres (Biscuit soda, Ti-gars) font rire, mais rappellent un peu trop Mes Aïeux… Il reste que les six musiciens réussissent à nous donner le goût de sourire (et l’envie de danser) grâce à leur énergie contagieuse et à leur humour bon enfant.
–  Jessica Émond-Ferrat

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


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