Culture
11:46 27 octobre 2020 | mise à jour le: 27 octobre 2020 à 11:51 temps de lecture: 3 minutes

Le Kazakhstan finit par adopter Borat et son « Very Nice ! »

Le Kazakhstan finit par adopter Borat et son « Very Nice ! »
Photo: Vince Bucci/Getty ImagesBorat, le journaliste kazakh fictif raciste et grossier campé par l'humoriste britannique Sacha Baron Cohen dans un premier film en 2006, est de retour sur les écrans depuis le 23 octobre.

Le Kazakhstan, qui avait banni le premier film Borat du comédien britannique Sacha Baron Cohen, a fini par emprunter le slogan principal de l’humoriste dans une campagne publicitaire pour le tourisme au Kazakhstan: «Very nice!» («Très sympa!»).

Borat, le journaliste kazakh fictif raciste et grossier campé par l’humoriste britannique Sacha Baron Cohen dans un premier film en 2006, est de retour sur les écrans depuis le 23 octobre.

La caricature qu’il y fait du Kazakhstan et de ses habitants avait provoqué l’ire des autorités, qui avaient banni le premier film.

Cette fois-ci, le Kazakhstan a décidé de tirer parti du «buzz» généré par le film et a lancé cette semaine une campagne pour le tourisme au Kazakhstan qui reprend le «Very nice !» lancé à tout bout de champ par Borat, en l’incorporant dans des clips montrant le pays sous son meilleur jour.

«Il fallait trouver un moyen de tirer parti de toute cette publicité», a déclaré à l’AFP Dennis Keen, un Américain vivant au Kazakhstan depuis des années et qui a eu l’idée de cette campagne.

Dans ces courts clips très léchés, l’on voit des touristes découvrant la beauté de la nature, une ville moderne, une gastronomie délicieuse et un peuple accueillant, puis s’exclamer «Very nice !».

«Le slogan de Borat est tellement adaptable, nous sommes allés voir Kazakh Tourism (les autorités chargées du tourisme, ndlr) avec un ami, ils ont été enthousiastes et tout est allé très vite», a expliqué M. Keen, qui organise des visites guidées de la plus grande ville du pays, Almaty, et a participé à ce projet bénévolement.

«Les Kazakhs sont en quelque sorte traumatisés» par Borat, dont l’humour caricature leur pays à l’extrême, affirme M. Keen. «C’est difficile, où qu’ils aillent dans le monde, que les gens leur répondent toujours par des blagues de Borat. Je me suis dit: retournons la chose!».

Si de nombreux internautes kazakhs ont salué cette intiative, le deuxième film a également ravive la colère de certains.

Dans une vidéo intitulée «Des mères veulent punir Borat pour avoir outragé la nation kazakhe» publiée sur YouTube samedi et republiée par le journal russe Novaïa Gazeta, l’on voit un groupe de femmes portant des masques brûlant une effigie en carton de l’humoriste.

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