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Critiques CD de la semaine du 28 février au 4 mars 2011

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Revolver, Kim Churchill et The Broadys.

Le retour des rois
Radiohead
The King of Limbs (4/5)

Trois ans après l’excellent In Rainbows, Radiohead revient avec The King of Limbs. La huitième offrande du quintette d’Oxford, beaucoup plus électronique que la précédente, se laisse lentement apprivoiser. À la première écoute, on croirait entendre la suite de The Eraser, l’album solo de Thom Yorke. Après s’être laissé bercer à quelques reprises par l’ambiance planante de The King of Limbs, on en vient à retrouver le Radiohead qui séduit tant, et les pièces qui nous paraissaient inaccessibles ou redondantes nous reviennent en tête et nous hantent.
–  Jennifer Guthrie

Aux barricades
PJ Harvey
Let England Shakes (4/5)

PJ Harvey n’a jamais paru aussi vivante que sur Let England Shake, son huitième album. La rockeuse britannique mord à pleines dents dans les titres tourmentés de cet album-concept, qui cherche à remuer sa patrie. On la sent passionnée, prête à monter aux barricades sur des pièces comme On Battleship Hill et The Glorious Land, qui évoquent la guerre et la perte des illusions sur des airs tantôt folk, tantôt rock, tantôt blues, mais toujours inspirants et authentiques. C’est beau de voir que PJ Harvey a encore des choses à dire.
–  Marc-André Lemieux

Deux en deux
Lykke Li
Wounded Rhymes (4/5)

Lykke Li frappe de nouveau dans le mille avec Wounded Rhymes. La jeune Suédoise de 24 ans n’hésite pas à montrer sa vulnérabilité sur ce second album, tant dans ses textes (la superbe Unrequited Love) que dans son interprétation. En exposant les limites de son registre vocal sur Sadness is a Blessing, elle injecte une dose additionnelle de fragilité à un titre qui, autrement, aurait paru un peu lisse. La pop star se révèle aussi convaincante en amazone hyper­sexuée sur Get Some. Seul bémol : trop de ballades. On l’aime sage, mais on la préfère rebelle, notre Lykke.
–  Marc-André Lemieux

Et de douze!
Ron Sexsmith
Long Player Late Bloomer (3,5/5)

Douzième album pour Ron Sexsmith, l’antistar admiré par les Dylan de ce monde, mais restant tout de même à l’abri des projecteurs et de la célébrité. Dans l’espoir de s’offrir plus de visibilité pour ce Long Player Late Bloomer, l’Ontarien s’est offert les services de Bob Rock, célèbre pour son travail avec Metallica. On craignait un peu cette alliance, mais dès la
première seconde, on respire : «hard Rock» n’a guère déformé le folk doucement country de Sexsmith. En résultent des textes sensibles, malgré quelques lieux com­muns, et des chansons solides pour un album ultra efficace
–  Natalia Wysocka

Spleen chic
Keren Ann
101 (3,5/5)

Sur la pochette de son sixième album, Keren Ann arbore un look «héroïne de Tarantino», une coupe de cheveux à la Karen O et tient un gun à la main. Mmm, on sent qu’on va aimer ce 101… Effectivement, dès le single d’ouverture, My Name is Trouble, c’est le cas. Oscillant entre pop délicieusement mélancolique (You Were on Fire) et ambiance sombre à la Portishead (Song from a Tour Bus), puis flirtant avec la déclamation philosophique (101), les chansons de la talentueuse Franco-Israélienne s’enchaînent pour former un disque qui a de la classe, et de la gueule.
–  Natalia Wysocka

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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