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Jérémy Demay, l'humoriste au grand cÅ“ur

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Jérémy Demay n’aura pas chômé pendant le festival Juste pour rire de cette année: Gala des Français, Événement JMP, spectacle solo 60 minutes avec à Zoofest… Mais dès les premiers instants de l’entrevue, c’est du spectacle Les Bohèmes qu’il se met à parler avec un réel enthousiasme.

«Après avoir entendu parler de l’histoire de Ted Williams, l’itinérant américain à la voix d’or, je me suis dit qu’il fallait absolument faire un spectacle avec des gens de la rue», explique le grand Français. C’est donc ainsi qu’est né Les Bohèmes, un spectacle de variétés mettant en vedette des itinérants, animé par Demay. «Eux, ils chantent, ils jouent de la musique, ils racontent leur histoire… Moi, je fais le lien entre chaque artiste, et je propose un numéro de stand-up où je me glisse dans la peau d’un itinérant, explique-t-il.  Je me suis rendu compte que ça pouvait vraiment arriver à n’importe qui.»

Le jeune homme se ré­jouit de pouvoir donner une voix à des gens qui n’en ont normalement pas, mais il insiste sur une chose : «Ce n’est pas seulement le public qui encourage ces gens en venant voir le spectacle: ceux-ci donnent beaucoup en retour. C’est un show qui fait du bien à l’âme. On se rend compte en leur parlant que nos petits problèmes quotidiens ne sont pas de vrais problèmes.»

Avant d’animer Les Bohèmes, Jérémy Demay se retrouvera en tête-à-tête avec le public montréalais pour son spectacle 60 minutes avec Jérémy Demay, «un show composé à moitié de nouveau matériel», assure-t-il. L’humoriste qui fait carrière au Québec depuis 2005, croit que son humour s’est précisé avec le temps : «J’ai compris quelles étaient mes forces et j’ai décidé de les mettre à profit, dit-il.

J’ai un physique « de bande dessinée », et j’aime me servir de mes mimiques et de ma gestuelle dans mes spectacles.» Jérémy Demay qui a ré­cemment signé une entente de production avec Juste pour rire, travaille présentement à son premier one man show, mais compte ne jamais perdre de vue ses origines. «Même si, un jour, j’ai la chance de réussir de la même façon qu’un Louis-José Houde ou qu’un Rachid Badouri, je continuerai à faire des spectacles dans de petites salles, dans des bars, assure-t-il. Ces salles m’ont mis au monde en tant qu’humoriste, et c’est là qu’on peut véritablement voir si on est drôle ou pas. Je souhaite ne jamais arrêter de m’y produire. Les 30 personnes qui t’applaudissent, elles te disent la vérité en te regardant dans les yeux: « Tu es drôle » ou « Tu ne l’es pas ». Chaque numéro est un recommencement.»

Et ce constant recommencement, c’est ici qu’il compte le vivre: «Je suis devenu québécois et je vieillirai québécois… et fier de l’être!»

60 minutes avec Jérémy Demay
Au Monument-National
Mardi et vendredi à 19h

Les Bohèmes

Au Café Cléopâtre
Mercredi à 20h30 et jeudi à 19h

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