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Questions en rafale avec l’auteur Claude Jasmin

Claude Jasmin
Photo: Gracieuseté

Chaque semaine, Métro pose quelques questions à un auteur.   

Romancier, dramaturge, polémiste, chroniqueur, essayiste et critique, Claude Jasmin est l’auteur d’une soixantaine de livres, dont La petite patrie, Pleure pas, Germaine ou encore La corde au cou.

Son dernier livre, Anita, une fille numérotée, est en quelque sorte une confession. L’auteur l’admet : il lui a servi d’exutoire, car il avait besoin de se vider le cœur longtemps après les faits. Voici un vieil homme qui se souvient d’un grave péché de jeunesse.

Que lisez vous en ce moment ?
Je me relis ces temps-ci. Deux ouvrages inédits sur mon métier. Un roman de «fantasy» L’Apiculteur avec un tueur monstrueux vivant sous le cimetière du mont Royal. Et un roman «impressionniste» sur le tragique 11 septembre 2001. On y lira l’enfance puis l’école de pilotage floridienne, des suicidaires, Atta et Marwan, kamikazes des deux tours bombardées à New York

Qui sont vos 3 auteurs incontournables?
Trois seulement, pas facile. Gabrielle Roy qui m’a ouvert les yeux sur nous-même avec Bonheur d’occasion. Jules Verne qui a fait rêver mon adolescence. Et Ferdinand Céline et son Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit pour son style parlé et si vivant. Qui m’a fouetté quand j’ai débuté.

Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
Pas la littérature, mais l’attention et l’amour que je m’attirais en racontant à mes cinq sœurs, au coucher, des histoires. J’avais 12 ans.

Chaque écrivain a des routines d’écritures qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
Chez moi, pas de routine! J’écris n’importe où, sur n’importe quoi. Jamais en belle saison cependant, toujours par temps froid et jamais le soir, toujours le matin.

En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
À mon âge? De mourir. Plus je vieillis, plus je me souviens, alors que j’ai encore tant d’histoires dans l’âme (et le ventre).

Quelle est votre expression ou citation favorite?
J’ai horreur des «citeurs» à la chaine, pédants souvent, mêmes cuistres! Des expressions? Oui, mais en mode automatique, propos communs, des «clichés» quoi, un peu comme mes jurons : simonac, bâtard (tel Laflaque!), verrat!

Quel livre auriez-vous aimé écrire?
L’évangile! J’aime Jésus, j’aime son code moral, je suis croyant, je suis agnostique cependant, donc je ne crois en aucun dogme d’aucune église (ces commerces).

Quel est votre pire défaut?
Sachez que je suis sans aucun défaut! Comme la plupart des gens mais je suis rempli de petits travers, manies, habitus, et autres “légers” désagréments pour ma blonde! (hum) Sinon, peut-être que je vais trop vite. Je me ferai frapper un de ces mauvais jours!

De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
D’avoir raconter mon quartier Villeray, ma jeunesse, ma «petite patrie» quoi.

Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
Composer et arranger les mots, former les phrases, agencer les chapitres. Le moins? Corriger.

Anita, une fille numérotée
XYZ

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