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École nationale de l’humour: 25 ans à faire rire le Québec

Photo: Yves Provencher/Métro

Qu’ont en commun François Morency, Martin Matte, François Bellefeuille, Korine Côté et Louis-José Houde? Ils sont diplômés de l’École nationale de l’humour (ENH) et ont foulé hier la scène du Théâtre St-Denis hier pour souligner les 25 ans d’existence de celle-ci.

Un spectacle long et diversifié, on s’en doutait. Il y en avait pour tous les goûts, à en juger par les rires fusant de part et d’autre de la salle.

C’est la directrice générale de l’ENH, Louise Richer, qui a ouvert le bal en soulignant que l’école était pour elle un conte de fées: « ils vécurent heureux et eurent plusieurs enfants… Environ 500! On est un peu comme Starbuck! Qui est justement là ce soir! » a-t-elle lancé en faisant référence à Patrick Huard. Celui-ci a d’ailleurs fait crouler de rire la salle avec son numéro du chauffeur de taxi Rogatien se prononçant sur la grève étudiante (« L’éducation, c’est comme la prostitution: si t’en veux une qui a de l’allure, faut payer pour! »), la commission Charbonneau, ou encore l’ENH : « Si c’était rien que de moi, je leur donnerais juste un cours: faire un CV pour se trouver une vraie job! »
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Plusieurs autres humoristes sont venus rendre hommage à leur école, dont Billy Tellier, qui a lu une page de son « journal intime » témoignant de sa première journée à l’ENH (« Je vais enfin avoir les outils pour réaliser mon plus grand rêve: avoir du sexe! »). L’animateur de la soirée, François Morency, a pour sa part donné des conseils de vétérans à de jeunes humoristes dans un numéro d’ouverture sympathique, mais un peu long. Idem pour le numéro des auditions à l’école avec des humoristes de la relève: de bons flash, mais des longueurs.

Parlant de relève, c’est celle-ci qui a offert certains des meilleurs moments. La pince-sans-rire Korine Côté a expliqué qu’elle était devenue humoriste parce qu’elle n’aurait pu devenir comédienne, faire de la pub et assumer les produits qu’elle annoncerait (sauf si à l’instar du manoir Coors Light, le « Parc à roulotte Wildcat » était créé). Le brillant Louis T y est allé d’un numéro bref et efficace sur le contrôle des armes à feu et le très drôle Adib Alkhalidey, d’un plaidoyer anti-homophobie plutôt mordant (après avoir expliqué que même s’il est hétérosexuel, on le questionne parfois sur son orientation parce qu’il « s’asseoit comme une femme de 50 ans qui sirote son rosé »).

Plusieurs comiques ont par ailleurs rendu hommage à leur directrice, Louise Richer; les hilarants Chick’n Swell l’ont fait en musique; François Bellefeuille a souligné qu’elle faisait partie du club sélect des gens ayant dirigé pendant aussi longtemps (avec Kadhafi, Castro, Staline…) Martin Matte, les Denis Drolet, Mario Jean, Philippe Bond, Silvi Tourigny et les Nanas Coustiques ont aussi pris part à la fête… Et, bien sûr, le bien-aimé Louis-José Houde, attendu de tous et gardé pour le dessert. Un excellent numéro sur son travail au camp de jour, qui a provoqué plusieurs éclats de rire juste avant la finale en chanson d’une soirée éclectique comprenant quelques interruptions (captation télé oblige). Une soirée un peu trop longue (plus de trois heures), mais au final, une soirée qui a convaincu que l’ENH a fait ressortir bien des talents depuis 25 ans.

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