Marché immobilier du Grand Montréal — Avril 2026
Le marché immobilier de la région métropolitaine de Montréal a amorcé le printemps 2026 en mode consolidation : avec 4 744 ventes résidentielles enregistrées en avril, les transactions accusent un recul de 7 % par rapport à avril 2025, même si les prix continuent globalement de progresser. Ce repli survient dans un contexte d’incertitude économique persistante, alors que l’inventaire disponible atteint son plus haut niveau depuis le début de la pandémie de COVID-19, offrant enfin un peu plus de marge de manœuvre aux acheteurs. Le marché ne s’effondre pas, mais il souffle.
Métriques clés645 000 $ prix médian maison 425 000 $ prix médian condo 865 000 $ prix médian plex 34 jours délai moyen | À retenirPrix unifamilial — Le prix médian des unifamiliales atteint 645 000 $, en hausse de 3 % sur un an. Offre croissante — Les inscriptions en vigueur atteignent 20 959, un sommet depuis 2020. Condo stable — Le prix médian des copropriétés stagne à 425 000 $, pratiquement inchangé depuis novembre 2024. Délai réduit — Les unifamiliales se vendent en 34 jours, contre 50 jours en janvier 2026. |
Les ventes résidentielles
En avril 2026, la maison unifamiliale demeure le moteur des transactions dans la RMR de Montréal, avec 2 493 ventes, suivie de la copropriété à 1 817 transactions et du plex à 431 ventes. Comparativement au mois de mars 2026, qui avait enregistré un robuste 5 045 ventes, avril enregistre un ralentissement notable de l’activité immobilière. La catégorie des plex, bien qu’en recul par rapport aux 439 ventes de mars, reste soutenue par l’intérêt des investisseurs cherchant à tirer parti de la pression locative qui demeure forte dans la métropole.
Évolution des prix
Du côté des prix, la maison unifamiliale affiche un prix médian de 645 000 $, en hausse de 3 % sur un an, après avoir culminé à 652 250 $ en mars 2026. Le plex progresse quant à lui de 4 % sur douze mois, atteignant un prix médian de 865 000 $ (ce qui représente aussi un recul par rapport au mois précédant), tandis que la copropriété reste stable à 425 000 $. La stagnation du condo contraste avec la vitalité des autres catégories et témoigne d’une offre abondante qui tempère les velléités de hausse dans ce segment.
Offre sur le marché
L’inventaire de propriétés en vigueur a gonflé à 20 959 inscriptions actives en avril 2026, ce qui marque un retour aux niveaux prépandémiques, alors que 8 241 nouvelles inscriptions se sont ajoutées au cours du mois. Cette augmentation de l’offre ne se traduit toutefois pas encore en négociations plus fortes : les trois segments de marché affichent une tendance générale vers un resserrement des délais de vente depuis janvier. Les acheteurs de condos prennent tout de même un peu plus leur temps (50 jours) que les deux autres segments.
Marché immobilier — RMR de Montréal
En perspective
En comparant avec les douze derniers mois, la trajectoire du marché montréalais illustre une transition marquée : après une série de hausses annuelles soutenues — atteignant jusqu’à +15 % en juin 2025 — le volume de ventes est entré en territoire négatif à partir de novembre 2025, une tendance qui se poursuit en avril 2026 malgré une embellie en mars. Le plancher semble avoir été atteint en janvier 2026 avec seulement 2 364 transactions et une variation de -15 %. Dans ce contexte, les données de l’APCIQ rappellent que 43 % des 18-34 ans sondés en février dernier souhaitaient devenir propriétaires, mais que seulement 33 % ont franchi le pas au cours des cinq dernières années — un fossé qui s’élargit particulièrement dans la RMR de Montréal, où seulement 35 % des jeunes adultes sont propriétaires, contre 44 % dans la région de Québec.
Le marché immobilier montréalais aborde le printemps 2026 dans une posture de stabilisation prudente plutôt que de surchauffe. Les prix se maintiennent ou progressent modestement et l’inventaire offre enfin un choix accru aux acheteurs. Pour les premiers acheteurs, la fenêtre d’opportunité s’entrouvre doucement, mais l’accès à la propriété dans la métropole demeure un défi structurel que quelques mois de correction ne suffiront pas à effacer. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la demande refoulée des jeunes ménages parviendra enfin à trouver un exutoire.
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