Culture

Le Matos @ Savoy du Métropolis (FIJM)

Photo: collaboration spéciale
  • 28, 29, 30 juin
    Le Matos @ Savoy du Métropolis (FIJM)

Dans mon ancienne vie, je servais des sandwichs et des vins abordables pendant le Festival international de jazz de Montréal. J’étais un gars avec un chandail écrit «service alimentaire» dans le dos. J’ai été ce gars pendant environ cinq ans. Ce qui fait que, de 19 à 24 ans, je n’ai pas vraiment vécu le Festival de jazz comme tout le monde. Je le vivais TOUS les soirs, de minuit à 3 h. Pour un événement où tous les spectacles extérieurs se terminent à minuit, je n’avais pas beaucoup d’options. C’était soit le Club Soda, soit le Savoy (petite salle en haut du Métropolis), les deux seuls endroits où je pouvais entrer gratuitement avec ma passe de jobeux-jazzé.

J’ai donc un attachement particulier pour ces deux endroits où j’ai vécu pas mal d’affaires pas trop racontables impliquant des gens supposément respectables. J’espère revivre les débuts de ma vingtaine en fin de semaine grâce aux trois soirs où Le Matos s’empare du Savoy à compter de minuit.

Le Matos, c’est un hybride de «french house» et de musique de film électronique des années 1980. Un groupe local formé de Jean-Nicolas Leupi, de Jean-Philippe Bernier et de Vincent Ménard. Celui-ci vient tout juste de se joindre à l’aventure; il remplace Maxime Dusmenil. En 2007, lors de la formation du groupe, les gars ont rapidement attiré l’attention grâce à une musique bien orchestrée, à des mélodies accrocheuses et à une approche plutôt française de l’électro. Avec seulement quelques titres en poche, ils ont charmé l’étiquette française Kitsuné, qui a mis une de leurs chansons sur une compilation officielle.
Par contre, le groupe a mis près de six ans à produire son premier album. On n’y croyait plus mais, il y a quelques mois, son premier disque est sorti. Join Us se sera fait attendre longtemps, mais mieux vaut tard que jamais. Le contenu est fidèle à ce qui a fait le succès du groupe. De la musique pour conduire un bolide à vitesse maximale, en pleine nuit, sous la pluie, sans regarder en arrière. Si vous avez aimé la trame sonore du film Drive, vous ne serez pas déçu.

Pas de raison de ne pas aller danser comme dans les années 1980 puisqu’ils seront présents trois jours de suite, à compter de ce soir!

  • Dimanche 30 juin
    The Virgins @ Club Soda

J’ai vu et interviewé The Virgins dans les années 2007-2008. Dans le temps, le trio (ils étaient trois à l’époque) était un jeune groupe prometteur de Brooklyn. Une musique pop-rock naïve et un peu brouillonne, mais ô combien attachante! Je me rappelle avoir donné le titre de chanson de l’été à Rich Girls dans une chronique ou un blogue quelconque. Cinq ans se sont écoulés depuis la sortie de leur premier album éponyme, et les voici de retour. Strike Gently, paru en mars, montre que le quatuor n’a rien perdu de ses mélodies et de ses refrains accrocheurs. Les musiciens ne sont pas tombés dans le piège du deuxième album et ont tout simplement continué à faire ce qu’ils font bien : de la bonne pop un peu sale, sans prétention.

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