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Cette semaine, on craque pour: Borgen, Les 4 soldats, Crystal Fairy…

Photo: Mike Kollöffel

Cette semaine, on craque pour… la seconde saison de Borgen, Les 4 soldats, Brasserie Romantiek au FFM, Crystal Fairy au cinéma du Parc, On the Road, version cinéma, en DVD, le festival de musique juive et Le dîner de cons en plein air.

Art-7e-ciel-GameoT1. La seconde saison de Borgen
La série nous fait parfois penser à la vie politique du Québec. De fait, en suivant son personnage principal, Birgitte Nyborg (photo), on plonge dans les dessous de la vie d’une femme première ministre. Mais tout l’attrait de la série danoise Borgen réside davantage dans les jeux politiques et les stratégies journalistiques omniprésents dans l’histoire, et qui viennent chercher tout notre appétit malicieux pour les tours de passe-passe de nos dirigeants. Si la première saison présentait la vie personnelle parfois ardue des femmes en position d’autorité, la deuxième saison plonge réellement dans le cœur de l’action politique, alors que le Danemark doit prendre une décision quant à la présence de son armée en Afghanistan. Voir le site de la série Borgen. (Laurence Houde-Roy)

Art-7e-ciel-Banlieue-copie-decran-22. Les 4 soldats
Ce n’est pas l’histoire d’une guerre, c’est l’histoire de LA guerre. En fait, ce n’est pas une histoire de guerre du tout. D’après le livre de Hubert Mingarelli et dans un décor d’une guerre civile indéterminée prend plutôt place l’histoire d’une forte amitié, une vraie. L’amitié qui change une vie. Le réalisateur de Quiconque meurt, meurt à douleur et du Nèg, Robert Morin, qui donne ici dans un tout autre genre, nous arrive avec une leçon de vie, une fable criante d’humanité. Le rythme est lent, les dialogues presque absents, mais le tout est renversant. Plus que bien des films d’action abracadabrants. Morin met en scène des personnages archétypaux. Il y a Dominique (Camille Mongeau), la narratrice qui prend le rôle de la mère dans la meute (photo), Mateo (Christian de la Cortina), le leader, Big Max (Antoine Bertrand), le candide, et Kevin (Aliocha Schneider), l’adolescent. En salle présentement. Visitez le site officiel du film Les 4 soldats (Émilie Bergeron)

Art-7e-ciel-King3. Brasserie Romantiek au FFM
Les films flamands sont à l’honneur cette année au Festival des films du monde. Parmi eux, on pourra voir, lundi à 12 h 30, mardi à 21 h 40 et jeudi à 16 h 30 au cinéma Quartier Latin, le charmant long métrage Brasserie Romantiek, de Joël Vanhoebrouck. Nous sommes le soir de la Saint-Valentin, dans le restaurant réputé de Pascaline et de son frère, le chef Angelo. L’ancien amant de la propriétaire débarque à la brasserie, un couple de clients fidèles vient célébrer, un homme timoré attend un premier rendez-vous, une jeune femme pleure son amour perdu… On passe d’une histoire à l’autre avec un intérêt soutenu, on salive devant les plats préparés par l’équipe de la brasserie, et surtout, on se régale de l’humour doux-amer et du romantisme mêlé de cynisme. Visitez le site du Festival des films du monde. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-Grain-de-ciel_C1004. Crystal Fairy au cinéma du Parc
Autrefois confiné aux rôles d’ados coincés, Michael Cera joue de plus en plus souvent les vilains garçons. C’est d’ailleurs le nez dans la cocaïne que le frisé acteur se présente à nous dans cet ovni réalisé par Sebastián Silva. Un ovni dans lequel Cera incarne un étudiant américain détestable qui part sur les routes du Chili avec trois gars du coin pour trouver un mythique cactus aux propriétés hallucinogènes. Malgré les obstacles, du genre cette-plante-est-une-espèce-rare-et-pour-l’obtenir-il-faut-la-dérober-à-une-dame-âgée, ce désagréable bonhomme n’a qu’une seule idée en tête : trouver le foutu cactus. Bouillir le foutu cactus. Boire le jus du foutu cactus. Être défoncé au jus du foutu cactus. Malheureusement pour lui, la veille du grand départ, il invite une certaine Crystal Fairy, jeune fille rencontrée au hasard d’une fête, à le suivre dans sa quête. Très hippie – ses dessous de bras velus lui vaudront même le surnom de Crystal Hairy –, cette demoiselle donne une tournure inattendue à l’aventure et une profondeur certaine à ce film délicieusement étrange. Un coup de cœur. Visitez le site officiel du film Crystal Fairy (Nathalia Wysocka)

Art-7eciel-How-To-Survive-a-Plague5. On the Road, version cinéma, en DVD
C’est l’histoire de routes – celles de Sal Paradise, Dean Moriarty et Marylou – qui se croisent, se retrouvent en plusieurs points et finissent par converger. C’est la quête de liberté qui, parfois, s’enfonce dans un cul de sac. Et c’est surtout un écrivain qui témoigne de ce qu’il reste après. Transposer le livre de toute une génération au cinéma était un pari risqué. Et nul autre que le réalisateur de Motorcycle Diaries, Walter Salles, n’aurait pu aussi bien le relever. Les images sont époustouflantes et poétiques. Toutefois, quelques longueurs donnent à penser que la réflexion de Kerouac se prête peut-être plus à l’écrit. Quoi qu’il en soit, un film à voir avant que l’été nous file entre les doigts. Voir le site du film On the Road (Émilie Bergeron)

Young Ghosts Clothing6. Le festival de la musique juive
Une panoplie de spectacles seront présentés sur le boulevard Saint-Laurent dans le cadre du Festival de musique juive de Montréal, de dimanche à jeudi. Montréal vibrera aux sons de la musique juive, qui est loin de se limiter aux chants religieux des synagogues! Des artistes variés présenteront tant la traditionnelle musique klezmer, que le bluegrass, le jazz, ainsi que les rythmes d’Afrique du Nord et d’Europe de l’Est. Parmi les prestations attendues, citons l’incontournable Socalled, talentueux accordéoniste et artiste hip-hop. Mercredi, à la Sala Rossa, il chantera des morceaux yiddish pour ensuite se transformer en DJ et partager des chansons tirées de sa vaste collection de vinyles… Qui sait, il sortira peut-être ses marionnettes. Impossible de passer une mauvaise soirée avec Socalled! Voir le site du Festival de musique juive de Montréal (Daphnée Hacker-B.)

Art-7e-ciel-True-Blood_C1007. Le dîner de cons en plein air
Quinze ans après la sortie du chef-d’œuvre de Francis Veber, Le dîner de cons, on a beau connaître par cœur toutes les succulentes répliques du «con» François Pignon (le regretté Jacques Villeret), du mesquin Pierre Brochant (Thierry Lhermitte), de l’impayable Juste Leblanc (Francis Huster) et de l’impitoyable contrôleur fiscal Lucien Cheval (Daniel Prévost), on continue d’être pris d’un fou rire continu à chaque visionnement de cette comédie remarquablement bien écrite et tout aussi remarquablement interprétée. Pour ceux qui ne l’ont jamais vue (ou qui aimeraient la revoir), le FFM propose une projection en plein air à l’Esplanade de la Place des Arts, dimanche à 20 h 30. (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

Art-7e-ciel-ENFER-Amanda-Bynes_CCLa disparition de Dimanche magazine
L’émission radio d’affaires publiques s’est terminée dimanche passé. Dommage, car c’était une des rares émissions qui mettaient en valeur des reportages étoffés d’une quinzaine de minutes. On dirait que la mode est aujourd’hui plus à laisser du temps d’antenne à des débatteurs parfois flamboyants et pas toujours pertinents. Dimanche magazine réussissait par ailleurs à intéresser les gens à des enjeux internationaux parfois complexes, ce qui n’est pas une mince affaire. Dimanche magazine agissait comme un baume sur le feu roulant et parfois étourdissant de l’actualité. Écoutez la dernière de l’émission dont la seconde moitié est consacrée à des reportages marquants de ses 24 ans d’existence :
www.radio-canada.ca/emissions/dimanche_magazine/2012-2013.(Émilie Bergeron)

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