Critiques CD de la semaine du 16 au 20 février 2009
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Eleni Mandell, Clément Jacques, Bénabar, YTHEBAND, The Brighton Port Authority.

| Séduisant |
| Eleni Mandell |
| Artificial Fire (4/5) |
Septième album de cette Californienne qui en a séduit plus d’un au Québec il y a deux ans avec son CD Miracle of Five et la tournée qui a suivi. Cette fois, en plus de toucher le folk et le country, sa voix légèrement éraillée, plutôt grave et calme, se retrouve également sur quelques pièces plus rock, fortement inspirées des années 1960. Le tout demeure séduisant. Chose certaine, Mandell a un réel talent pour composer des chansons plaisantes à écouter, sans tomber dans les clichés. Suffit d’écouter Don’t Let it Happen, par exemple, pour s’en convaincre. Un opus frès intéressant!
– Eric Aussant

| Doux cowboys |
| Clément Jacques |
| Consumed and Guilty (3,5/5) |
Le premier CD de Clément Jacques a de quoi séduire. Avec ses titres folk, aux sonorités country, le chanteur originaire du Saguenay possède un petit quelque chose à la Jack Johnson qui est très agréable à l’oreille. Grâce aux arrangements réalisés par Éloi Painchaud, on a l’impression que l’artiste nous fait ses confidences en toute intimité. Il faut par contre souligner que c’est dans les ballades que le guitariste excelle, ses chansons plus rythmées manquant un peu de maîtrise. On apprécie Consumed and Guilty pour son ambiance nostalgique où l’harmonica rayonne aux côtés de la guitare acoustique.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

| Fréquentable |
| Bénabar |
| Infréquentable (3,5/5) |
Deux ans après son Best of, Bénabar lance un quatrième album. L’artiste dit qu’il ne voulait pas se répéter. Il a troqué le piano contre la guitare afin de composer ses chansons, a choisi d’aborder des thèmes moins hop la vie et a fait appel à l’excellent réalisateur François Delabrière, qui a mis de côté ses sons électros pour jouer avec les instruments acoustiques. Eh bien, ça reste du Bénabar. C’est agréable, léger et souvent amusant. Ça reste toutefois très près de la vieille chanson française, ce qui peut rebuter certains. Moments forts : Les numéros, l’amusante Pas du tout et L’effet papillon.
– Eric Aussant

| L’ombre de Mario |
| YTHEBAND |
| What the City Does to People (2,5/5) |
Le groupe montréalais YTHEBAND lance son premier album, What the City Does to People. Les protégés de Mario Pelchat – qui produit l’album – donnent dans la pop-rock aux lourds accents de soul. On sent d’ailleurs l’influence de l’interprète de Pleurs dans la pluie plusieurs fois sur l’album. La pièce Don’t Get Me Wrong aurait très bien pu être chantée par Pelchat. Les chansons de YTHEBAND, sans être très originales, sont assez accrocheuses et très bien réalisées. Les titres Got Me Running et Fade Away sont les plus réussies de l’album. Un opus qui ne passera pas à l’histoire, mais dont l’écoute est plutôt agréable.
– Mathieu Horth Gagné

| Éparpillé |
| The Brighton Port Authority |
| I Think We’re Gonna Need A Bigger Boat (2,5/5) |
The Brighton Port Authority, c’est Norman Cook, alias Fatboy Slim, un DJ britannique qui avait connu le succès à la fin des années 1990 avec des titres électros comme Praise You. Sur son dernier album, I Think We’re Gonna Need A Bigger Boat, le musicien s’éparpille. Mais à force d’essayer de nouvelles choses, il réussit parfois à viser dans le mille (Island, avec le saxophoniste Justin Robinson, la mélodique Seattle, avec Emmy the Great, et la très pop He’s Frank, avec Iggy Pop). Soulignons aussi la présence de Martha Wainwright, qui se fait aller les cordes vocales sur le très reggae Spade.
– Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt