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Critiques CD: Agnes Obel, Klô Pelgag, Jason Bajada…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Agnes Obel, Klô Pelgag, Jason Bajada, Laurence Hélie, Dream Theater et Kaskade.

Se laisser bercer
Agnes Obel
Aventine
Note: note critiques cd 4sur5

Dans sa deuxième offrande, la Danoise nous propose une musique toujours ensorcelante et lyrique, cette fois magnifiée par l’ajout d’instruments à cordes. Alto, violon, harpe et violoncelle sont une belle addition à la musique aérée d’Agnes Obel. Accompagnant son piano et sa voix, ils participent à ses airs à la fois joyeux et sombres, comme si on gambadait dans le noir. Le rythme est le produit de cordes pincées et frappées (les techniques de col legno et de pizzicato). Dans son premier opus, Philarmonics, la chanteuse nous racontait des histoires inspirées de sa jeunesse. Ici, les textes sont plutôt composés d’images poétiques et d’esquisses plus libres d’interprétation. Un beau moment.
– Josie Desmarais

Lyrique
Klô Pelgag
L’alchimie des monstres
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Avec un titre aussi poétique et intriguant que L’alchimie des monstres, on ne s’attendait à rien de moins qu’une offrande originale. Klô Pelgag, Chloé Pelletier-Gagnon de son vrai nom, a seulement 23 ans, mais nous offre un album surprenant et abouti. Sa prose est colorée et métaphorique («Comme le sang caille au creux de mes peines, l’enfer est un lit où reposer mes veines»), et sa musique, enivrante. Le piano (qu’elle joue) et les cordes sont omniprésents et accompagnent parfaitement sa voix un brin éraillée. Un album qui gagne à être écouté plusieurs fois pour vraiment s’imprégner de l’univers fascinant de cette fille du Bas-du-Fleuve.
– Rachelle Mc Duff

Transition réussie
Jason Bajada
Le résultat de mes bêtises
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Le Montréalais Jason Bajada a décidé de troquer l’anglais pour le français le temps d’un album, son petit nouveau, Le résultat de mes bêtises. La transition se fait sans heurts. L’auteur-compositeur québécois nous parle d’amour et de filles, le tout avec aisance, dans la langue de son père. Si les textes sont bons, ce sont toutefois les mélodies qui sont en vedette sur l’album. Bajada nous offre des sonorités très pop, sans pour autant abandonner le folk. Il flirte également avec les années 1980 et le new wave, mais pas trop. Les pièces Tes pleurs, Boire leur venin, William (avec toi) et Minolta valent particulièrement le détour.
– Mathieu Horth-Gagné

Beau présent
Laurence Hélie
À présent le passé
Note: Note critiques CD 3.5sur5

La liste des collaborateurs de talent est longue, sur le second album de Laurence Hélie – Andréa Lindsay, Leif Vollebekk, Alexandre Désilets, Louis-Jean Cormier, Warren C. Spicer, et on pourrait continuer longtemps. C’est ce qui explique, entre autres, le résultat solide et maîtrisé des ballades folk d’À présent le passé. L’album est parsemé de très belles chansons au cachet personnel, comme ce Trente ans qui évoque avec une douce mélancolie le temps qui passe et dans laquelle plusieurs se reconnaîtront. La voix feutrée et juste de l’artiste se marie parfaitement à ses textes au caractère intime, tout comme les arrangements, riches sans être envahissants.
– Jessica Émond-Ferrat

Brassage d’idées
Dream Theater
Drean Theater
Note: note critiques CD 3sur5

L’arrivée de Mike Mangini à la batterie, en remplacement de l’illustre Mike Portnoy, insuffle finalement une nou­velle énergie à Dream Theater. Mangini participe pour la première fois à la composition, et son apport est palpable. Là où A Dramatic Turn of Events (2011) reprenait la formule métal-prog un peu froide du groupe, cet album éponyme témoigne d’un intense brassage d’idées. On passe d’ambiances hard rock (Enigma Machine rappelle Rush) et trash métal (Behind the Veil a des accents de vieux Metallica) à des envolées symphoniques grandioses. L’auditeur doit se taper ici et là des moments d’un kitsch insupportable, mais au final, tout est exécuté avec la maîtrise parfaite dont seul Dream Theater a le secret.
– Maxime Huard

Pop trop lounge
Kaskade
Atmosphere
Note: note critiques cd 2sur5

Avec son 10e album, Atmosphere, Kaskade n’a pas réussi à produire une œuvre convaincante. Le DJ américain Ryan Raddon, qui s’est fait connaître pour ses collaborations avec Deadmau5, est capable de produire du bon deep house. Mais cette fois-ci, à l’exception de quelques pièces plus accrocheuses, dont Last Chance, Feeling the Night et MIA to LAS, on se lasse du style trop pop-lounge de l’ensemble. Plusieurs voix féminines mielleuses sont plus ou moins bien insérées dans la plupart des pièces, dont celle de Haley, qui a déjà collaboré avec le DJ. Reste qu’on est agréablement surpris d’entendre Kaskade chanter sur le 8e morceau, qui porte le nom de l’album. N. B. Il sera au New City Gas le 1er novembre.
– Daphnée Hacker-B.

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