Questions en rafale avec l’auteur Mathieu Fortin
Mathieu Fortin a été professeur puis a travaillé dans le domaine de l’édition. Ce passionné du fantastique a fondé le fanzine Brins d’éternité et a été en nomination au Prix Aurora 2010 de l’Association canadienne de la science-fiction et du fantastique.
En une phrase, de quoi traite votre dernier livre?
Au moment où un jeune homme suit un traitement expérimental contre le cancer, la police enquête sur la mort suspecte de son oncologue.
Que lisez-vous présentement?
Le sabbat des éphémères, un recueil de nouvelles fantastiques d’Ariane Gélinas.
Quels sont vos trois auteurs incontournables?
Guy Gavriel Kay, Stephen King et Daniel Sernine.
Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
L’envie de raconter aux autres les histoires que je me racontais à moi-même!
Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
Comme je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire, entre le travail, la famille, les contrats, ma routine est simple: je m’assois devant mon portable, idéalement avec un café, et j’écris. Je n’ai pas de fétichisme ou de manies: j’essaie d’écrire le plus possible dans le temps qui m’est imparti, sans trop réviser ou me relire. Lorsque le premier jet est terminé, je fais un post-plan et j’analyse, pour réécrire, et je passe beaucoup de temps sur cette partie du travail, avant le premier envoi à l’éditeur.
En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
Ne plus pouvoir écrire.
Quelle est votre expression ou citation favorite?
La vie est plus forte que tout.
Quel livre auriez-vous aimé écrire?
La Bible. Écrire les textes fondateurs d’une doctrine est sûrement un exercice de mégalomanie incroyablement puissant. Sinon, Cent ans de solitude, de Garcia Marquez, pour la force du réalisme magique et la langueur des terres du sud.
Quel est votre pire défaut en tant qu’auteur?
La difficulté à me concentrer sur un projet à la fois.
De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
De presque réussir à vivre d’écriture.
Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
Le plus: la liberté et le jeu que procurent l’écriture. Le moins: l’incertitude.
