Cette semaine, on craque pour: C’est juste de la TV, BD QC, South Park: The Stick of Truth…
Cette semaine, on craque pour… BD QC, le gage de qualité de C’est juste de la TV, La symphonie rapaillée, NORMAN, En route vers mon premier gala, South Park: The Stick of Truth et Silence/Win de Kim Churchill.
1. BD QC
Une série documentaire sur la BD québécoise? Il était temps, non? Le premier épisode de la série animée par Sophie Cadieux, qui porte sur le papa de Paul, Michel Rabagliati, est disponible jusqu’à samedi sur Ici.Artv.ca, et sera diffusé sur les ondes d’ICI ARTV dimanche à 19h. On y suit le parcours de Rabagliati et on y découvre ce qui a fait le succès de l’univers de Paul, dans lequel Sophie Cadieux et l’auteur sont littéralement plongés… Une série très bien faite, qui proposera d’autres grands noms de la BD d’ici au fil des épisodes. On a hâte! (Jessica Émond-Ferrat)
2. Le gage de qualité de C’est juste de la TV
L’équipe de C’est juste de la TV a passé la saison à débattre avec intelligence, verve et humour sur les ondes d’ARTV. Et, n’en déplaise à Gregory Charles, Jean-Michel Dufaux a été un élément fort de la bande. «On s’entend qu’une cérémonie d’ouverture des J.O., c’est un peu de la grosse propagande déguisée en show du Cirque du Soleil»? Pas le genre d’observation que ferait un maillon faible, ça. On a aimé la dynamique du quatuor autour de la table, l’animation sans faille de Marie-Soleil Michon, le guts de Dave Ouellet, son manque absolu de complaisance et sa défense de ce «chocolat chaud» qu’est L’auberge du chien noir. Et que dire du concours de la pub la plus poche de l’histoire de la pub?! Il nous arrive encore de nous réveiller en sursaut après avoir rêvé que nous servions des crudités au party de la Trousse testamentaire canadienne. Ce vendredi soir, la saison s’achève par le gala des Zapettes d’or. On ne zappera pas à un autre poste, certain, poumpoumchoui. Haut la main, cette émission a été notre «ça m’allume» 2013-2014. (Natalia Wysocka)
3. La symphonie rapaillée
Jamais deux sans trois: les 12 hommes rapaillés remettent ça en reprenant des pièces de leurs deux albums précédents, en version symphonique, cette fois. Et les co-réalisateurs de l’opus, Louis-Jean Cormier et Martin Léon, ont de quoi être fiers. Ceux qui avaient déjà donné une dimension différente aux poèmes de Gaston Miron en les mettant en musique réussissent le pari d’insuffler une nouvelle vie à ceux-ci grâce aux arrangements symphoniques, dans une version qui sied à merveille aux textes et qui met en valeur les voix des interprètes. On a un faible pour les nouvelles versions d’Amour sauvage, amour chantée par Yann Perreau et de Mon bel amour, interprétée par Jim Corcoran. Le disque est présentement en magasin et les 12 hommes rapaillés seront à la Maison symphonique les 7 et 8 mai. (Jessica Émond-Ferrat)
4. NORMAN
Le côté hypnotisant de l’hommage au cinéaste d’animation Norman McLaren vaut vraiment le détour. NORMAN, qui fait un retour remarqué à la Place des Arts, combine danse, plongeon sonore, et expérience hologrammatique (sortez votre dictionnaire pour plus de détail). Nul besoin d’être un expert de l’œuvre du cinéaste montréalais pour apprécier son travail à sa juste valeur. Nul besoin de substance psychotrope non plus, l’œuvre de l’artiste étant déjà assez hallucinogène à la base! À la Cinquième Salle de la Place des Arts jusqu’au 12 avril. (Mathias Marchal)
5. En route vers mon premir gala
Yé! L’émission En route vers mon premier gala, animée par Anaïs Favron, est de retour à Matv. La première émission, où ont été choisis les 36 humoristes (et wannabes), nous en a fait voir de toutes les couleurs. Rires et malaises étaient au rendez-vous et on trépigne d’impatience en attendant la suite. Parmi les candidats, certains ont déjà participé aux anciennes moutures de l’émission, d’autres en sont à leur première expérience. Parmi eux, l’attachante et drôlissime Cat Levac, qu’on a découvert dans SNL Québec. Ils seront jugés cette année par Mélanie Ménard, Sébastien Dubé (Denis Drolet) et le metteur en scène Guy Lévesque. Pour l’horaire de diffusion, rendez-vous sur matv.ca. (Rachelle Mc Duff)
6. South Park: The Stick of Truth
Bienvenue au Kingdom of Kupa Keep (KKK). D’emblée, South Park: The Stick of Truth, présentement en magasin, donne le ton. Le jeu vidéo sera tout aussi irrévérencieux, et tout aussi hilarant que la série télé. D’ailleurs, comme dans tout bon jeu de rôle, on vous demande de choisir une classe de personnage – guerrier, mage, voleur ou… Juif. Trey Parker et Matt Stone ont participé de près à la création de The Stick of Truth et ça se voit. Les drôleries sont au rendez-vous, et, gros bonus, les mécaniques de jeu sont efficaces. (Mathieu Horth-Gagné)
7. Silence/Win de Kim Churchill
Le chanteur aux cheveux blonds en bataille nous séduit une fois de plus avec son troisième opus, Silence/Win, lancé cette semaine. Bien que Kim Churchill, d’origine australienne, ait composé la majorité des chansons à Montréal, l’album respire les grands espaces et la mer. L’œuvre propose des airs rock, folk et blues, dont certains rappellent Jack Johnson. Cela est loin d’être un défaut, et on se délecte du style contemplatif de morceaux comme Rage et Dying Sun #7, où le chanteur et sa guitare ne font qu’un. (Daphnée Hacker-B.)
On se désole pour…
Le garde robe de Noé
On ne vous parlera pas des créatures de pierre géantes et pas rapport qui apparaissent dans cette «adaptation» filmique du récit de Noé. Ni du décor de gravier et de grand vide qui nous donne l’impression que le héros du Déluge est en train de monter la scène principale sur le site d’Osheaga plutôt que de construire une arche titanesque. Ni même du fait que c’est DARREN ARONOFSKY qui a pondu ce péplum de bas étage. On prendra simplement un moment pour se demander, mais que diable fait Noé en bleu de travail? Et pourquoi ces gens portent-ils des hoodies? Des jolis foulards imprimés? Des vestes avec des BOUTONS? On sait tous qu’y’avait des crocodiles et des orangs-outangs, des affreux reptiles et des jolis moutons blancs. On sait aussi que Noé avait un bateau dans lequel il a mis des paires d’animaux par milliers. Mais des paires de jeans? Come on. Dans la scène finale, Jennifer Connelly laisse même entrevoir sa bretelle de soutien-gorge. Qu’est-il arrivé au bon vieux look biblique? Jute, draperie, feuille d’arbre bien placée, quelqu’un? (Natalia Wysocka)