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Cette semaine craque pour: Morning Gloryville, Martin Petit à Deux hommes en or, la mort du dubstep…

Cette semaine, on craque pour… Le premier Morning Gloryville, Paris tristesse, les courts-métrage nommés aux Oscars au Cinéma du Parc, Lilyhammer, L’Arabe du futur, la prestation de Martin Petit à Deux hommes en or et la mort du dubstep.

1. Le premier Morning Gloryville
La nouvelle tendance en termes de mise en forme (et de tendances tout court), ce sont les fêtes dansantes matinales en toute sobriété Morning Gloryville. Ce rave des aurores, qui a déjà conquis son lot de fidèles à Londres, Tokyo ou San Francisco, a connu sa toute première édition hier à Montréal. Il n’était que 9h, on se mettait en route vers le boulot et on avait déjà: reçu un colleux d’un ours des neiges vraiment charmant, fait la rencontre de deux licornes, si ce n’est trois, vu un tigre bouger du bassin, bu une boisson au gingembre et plein de café, réalisé quelques saluts au soleil et admiré une acrobate surplombant une foule de gens le visage recouvert de brillants et de sourires. Bon matin? Que oui. (Natalia Wysocka)

2. Paris tristesse
Il a la tristesse belle, Pierre Lapointe. Son album Paris tristesse, disponible sur Icimusique.ca et qui sortira en magasin mardi, montre une fois de plus à quel point la sobre formule piano-voix lui sied aussi bien que l’extravagance musicale. Que ce soit sa pièce inédite La plus belle des maisons, les relectures de ses propres pièces (Les remords ont faim, Tel un seul homme) ou son interprétation exquise de Barbara (Le mal de vivre), on se laisse envelopper dans sa délicieuse mélancolie avec un immense plaisir. (Jessica Émond-Ferrat)

3. Les courts-métrage nommés aux Oscars au Cinéma du Parc
Dix films en une séance de cinéma, ça vous dit? Et la crème de la crème, en plus! Comme à son habitude, jusqu’au 22 février, le Cinéma du Parc a la bonne idée de programmer les courts métrages de fiction et d’animation nommés aux Oscars – notamment Ma Moulton et moi (photo) de la Montréalaise Torill Kove –, nous permettant du coup de découvrir de petits bijoux qu’on n’aurait jamais vus autrement. (Jessica Émond-Ferrat)

4. Lilyhammer
Un membre de la mafia new-yorkaise qui change d’identité pour refaire sa vie dans la ville des Jeux olympiques d’hiver de 1994. Voilà le pitch ambitieux de la série américano-norvégienne – oui, on adore les longues séquences en langue scandinave. Évidemment, l’attachant Giovanni «Johnny» Henriksen, interprété par Steven Van Zandt (Les Soprano), ne perd pas ses habitudes (chantage, corruption…) pour arriver à ses fins, aussi louables soient-elles. Une série drôle à l’accent nordique! En DVD et sur Netflix. (Baptiste Barbe)

5. L’Arabe du futur
Premier de trois tomes, la BD autobiographique L’Arabe du futur raconte les six premières années de la vie de Riad Sattouf. Le dessinateur et réalisateur (Les beaux gosses) parle de son quotidien d’enfant avec sa mère bretonne et son père syrien, qui «pensait que l’homme arabe devait s’éduquer pour sortir de l’obscurantisme religieux». On voyage dans la Libye de Mouammar Khadafi et la Syrie d’Hafez el-Assad – le père de Bachar –, en plus de quelques escales en France. Un ouvrage qui nous éclaire avec humour sur des faits politiques. En librairie. (Baptiste Barbe)

6. La prestation de Martin Petit à Deux hommes en or
Vendredi dernier, le Pêcheur en chef, Martin Petit, a offert une performance en or à Deux hommes du même matériau. Remplaçant au pied levé Jean-Philippe Wauthier, qui s’est absenté pour cause de nouvelle paternité, le grand – de taille et en général – humoriste était à la fois percutant, marrant et intéressé. «J’ai lu toutes les chroniques, donc j’ai une opinion», a-t-il crâné en réunion de production. Lors de son entrevue avec Gabriel Nadeau-Dubois, il a comparé «son» 24 ans à celui que vit présentement l’ex-leader étudiant, mettant en lumière la sagesse de ce dernier, en apposition à son côté plus, euh, ado à cet âge. «As-tu déjà remis un travail en retard parce que t’as pogné un flat sur un testicule pendant un cours de plongeon?» s’est-il enquis, avant de faire jurer GND non pas sur la Bible, mais sur Le Capital de Karl Marx. Délicieux. (Natalia Wysocka)

7. La mort du dubstep
Ce n’est absolument rien contre la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) – nous le jurons! –, mais quand on présente une vidéo avec une piste sonore dubstep à tout le gratin du monde des affaires de la métropole, premier ministre du Québec Philippe Couillard inclus, on vient de signer ipso facto la mort d’un genre musical créé dans le but avéré de faire peur aux parents. Surtout quand le drop ne suscite absolument aucune réaction des convives (peu jeunes, avouons-le). Bref, merci, dubstep, nous avons eu bien du fun ensemble, mais tu te parodiais toi-même depuis trop longtemps. La douce euthanasie que t’a offerte la CCMM n’est que trop appropriée. (Jeff Yates)

On se désole pour…

La mort du dubstep (bis)
Bon. Oui, le mouvement avait perdu toute sa vapeur depuis longtemps. Oui, les gros noms comme Knife Party et Skrillex avaient déjà quitté le navire. Oui, nous avons 10 ou 15 ans en trop pour avoir tripé sur ce style musical. Oui, nous réalisons que toutes les chansons étaient identiques, que c’était un gros carnaval ostentatoire et puéril, vide de sens, une mode destinée au rancart. Peu importe, voir quelques centaines de têtes blanches manger leurs salades d’endives et quinoa sans broncher pendant un drop nous a fait mal. (Jeff Yates)

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