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The Young and Prodigious T.S. Spivet: Jeunet… prodigieux

Photo: Les films Séville
Mehdi Omaïs - Metronews France

Jean-Pierre Jeunet (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain) revient sur les écrans avec l’adaptation du roman de l’auteur américain Reif Larsen, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet. Métro l’a rencontré.

Quatre ans après Micmacs à tire-larigot, Jean-Pierre Jeunet signe son grand retour avec The Young and Prodigious T.S. Spivet (L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet), adaptation du roman homonyme de Reif Larsen. C’est l’histoire d’un garçonnet surdoué, créateur d’une machine à mouvement perpétuel, qui traverse les États-Unis pour se rendre à Washington où l’attend un prestigieux prix scientifique. Tout en affabilité, le cinéaste français explique la recette de ce voyage initiatique en 3D porté par un grand petit bonhomme.

Un livre qui touche

«Un bouquin, on doit en tomber amoureux à la dixième minute. Ce qui a été mon cas pour celui de Reif Larsen. C’est un ouvrage riche qui comporte de nombreuses digressions. Il m’a donc fallu l’adapter correctement. Le jeune personnage principal, c’est moi. Il fait ses dessins comme je fais mes story-boards. Il gagne un prix à Washington et se retrouve devant les médias, comme moi quand je défends mes films. C’est une histoire de Petit Poucet qui lutte contre son ogre et s’en sort grâce à son imagination. Je voulais raconter cette histoire avec pudeur, sans mettre de violons partout. Je déteste qu’on me manipule et qu’on me fasse pleurer de force.»

Un jeune comédien bouleversant
«On n’arrivait pas à trouver notre acteur. Contre toute attente, on m’a montré sur Skype Kyle Catlett, un môme trop petit, trop jeune. Et là, il me dit: «Je suis T.S. Spivet, je parle cinq langues, dont le chinois couramment, je suis champion du monde d’arts martiaux chez les moins de 7 ans, je ferai toutes les cascades moi-même…» Je l’ai rencontré à New York. Les essais ont été concluants. Il a le même professionnalisme qu’Audrey Tautou dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. C’est un surdoué au passé très douloureux qui comprend vraiment son personnage. Il est par-dessus tout d’un optimisme que je n’avais jamais vu chez personne.»

«C’est une histoire de Petit Poucet qui lutte contre son ogre et s’en sort grâce à son imagination. Je voulais raconter cette histoire avec pudeur, sans mettre de violons partout. Je déteste qu’on me manipule et qu’on me fasse pleurer de force.» – Jean-Pierre Jeunet, à propos de son film The Young and Prodigious T.S. Spivet

Une 3D sublime

«Il y a très peu de films qui sont pensés en 3D. Hugo en fait partie. Life of Pi et Gravity ne sont pas trop mal, sur ce plan-là. Pour moi, c’était un défi nouveau. J’ai pensé au relief dès l’étape de l’écriture puisqu’il y a beaucoup de jaillissements dans le film. Le résultat est très contemplatif, avec ces plans longs sur les beaux paysages d’Amérique. J’ai évité les amorces floues, les gens qui bougent trop vite devant la caméra. La 3D n’aime pas la bousculade. Quand un objet vient vers vous, cela doit se faire tout doucement, sinon le cerveau ne comprend pas. On a remis une couche en postproduction pour gommer les défauts qui donnent mal à la tête.»

The Young and Prodigious T.S. Spivet
En salle dès vendredi

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