Culture
17:52 4 juin 2015 | mise à jour le: 4 juin 2015 à 17:52 temps de lecture: 3 minutes

Esthéticienne pour chiens

Esthéticienne pour chiens
Photo: Daphné Caron/Urbania

À Laval, l’animalerie Rouki Froufrou fait bien plus que vendre des articles pour chiens et chats. C’est une boutique de mode et… un spa canin. On oserait même dire que c’est une école de pensée.

Qui est votre clientèle?
La clientèle qui paie pour la mode canine, c’est des gens qui aiment le beau. La plupart sont des femmes, peut-être parce que nous nous spécialisons dans les petits animaux et qu’on dit que ce sont des chiens de sacoche. C’est pour ça qu’on a beaucoup d’accessoires pour femmes qui «matchent» avec les accessoires de chiens.

Quelle est la tendance mode de l’heure?
Chez les chiens et les chats, en ce moment, c’est le pied de poule. La mode canine, au fond, ça suit la mode des humains.

En quoi votre service de toilettage est-il différent?
Ici, les stylistes se fient à la morphologie de l’animal et à son type de poil pour proposer des coupes, des vernis, des teintures et des tatouages.

Des tatouages?
Oui. C’est une colle qu’on applique sur la peau. Ça part au lavage, mais ça peut durer deux mois. On peut faire par exemple un tribal à l’intérieur de l’oreille, ou raser une fesse pour la tatouer. Et la teinture n’est pas comme celle que vous utilisez: c’est sans alcool et sans ammoniaque. Ici, on n’utilise rien qui soit mauvais pour les animaux, car on les aime!

Est-ce que les animaux aiment ça, être coiffés et habillés?
On le voit qu’ils aiment ça parce que les animaux réagissent aux émotions de leur maître. Ricko, quand je lui mets son parfum, il me tend l’autre joue. Et il est fier de porter sa chemise; ça paraît!

Pourquoi ressent-on le besoin d’habiller des animaux?
Je pense que c’est pour combler quelque chose. Prendre soin de son animal, c’est un peu prendre soin de soi. Moi, j’ai eu des Barbies, j’ai eu trois filles que j’ai catinées, et là, je continue avec mes chiens! Les petits chiens, ça a toujours froid, et laisser un chihuahua blond au soleil, c’est dangereux.

Ont-ils d’autres besoins à combler?
Notre clientèle étant chic, la plupart de nos clients ne vont pas dans les parcs à chiens. En talons hauts, imaginez! Mais les chiens qui sont dans des sacoches ont aussi besoin de rencontrer d’autres chiens. On organise donc des événements, comme notre beach party: on installe des piscines dans notre stationnement, qu’on clôture. Une cinquantaine de petits chiens se baignent, courent partout et socialisent.

Comment s’assurer que son chien ne vient pas d’une usine à chiots?
Ici, tous nos animaux sont issus d’un élevage familial. On connaît leur origine, et dès qu’ils ont reçu tous leurs vaccins, on les laisse en liberté dans la boutique pour qu’ils socialisent. On se spécialise dans les chihuahuas, les bichons maltais, les morkies, les yorkshires, les teckels, les shih-poos et les caniches miniatures, comme Juliette, 15 ans, qui est notre doyenne.

Rouki.ca

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