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Cette semaine, on craque pour: Ropoporose, Fortune Cookie Club, 31 jours de tournage…

Photo: Christian Leduc

Cette semaine, on craque pour… Ropoporose, Au secours de Béatrice, The Green Prince, Fortune Cookie Club, 31 jours de tournage, Narcos et Les dieux de la danse.

1. Ropoporose
Originaires de Vendôme, en France, Pauline et Romain sont frère et sœur, ont des coupes de cheveux pareilles (les principes des Ramones sont éternels) et ont visiblement bien écouté leur Sonic Youth. Pauline chante de sa voix douce et joue de la guit (pas doucement), tandis que Romain officie à la batterie. Au FME, à Rouyn, où on les a découverts, les deux musiciens ont offert un bon show, tant pendant les morceaux que dans les pauses entre ces derniers, se chamaillant gentiment («La prochaine, c’est Faceless Man!» «Non, la prochaine c’est Moïra!»). Leur premier album studio, Elephant Love, qui vient de sortir au Québec sous étiquette Simone Records, vogue entre les séquences douces distorsionnées et les moments de gros sons et de gueulage. Retenez le nom: Ropoporose. (Natalia Wysocka)

AU SECOURS DE BƒATRICE l

2. Au secours de Béatrice
Dans le bureau d’un psychologue, la carapace d’une urgentologue qui essaye d’être et d’avoir l’air «parfaite» commence à se fissurer.
«- Est-ce que ça va toujours se passer comme ça?
– C’est à dire?
– Moi qui vous parle de mes p’tits bobos, vous qui essayez d’avoir l’air intéressé…» Saluée par la critique, la télésérie Au secours de Béatrice, signée Francine Tougas, se démarque, entre autres, par les scènes de confrontation entre ces deux excellents acteurs que sont Sophie Lorain et Gabriel Arcand. Un vif duel à voir en DVD. (Natalia Wysocka)

3. The Green Prince
Le documentaire The Green Prince offre au spectateur un coup d’œil inédit derrière les rideaux des services secrets israéliens, et raconte comment ils ont réussi à recruter Mosab Hassan Yousef, fils d’un leader du Hamas en Palestine. Composé entièrement d’entrevues avec M. Yousef et son contact israélien, le documentaire présente le dilemme de cet homme qui flirte désire sauver des vies en empêchant des attentats-suicides tout en composant avec son sentiment d’avoir trahi sa famille et son peuple. Captivant, peu importe ce qu’on pense de la situation politique en Israël. Disponible sur Netflix. (Jeff Yates)

Fortune Cookie Club4. Fortune Cookie Club
Succession de chansons costaudes, L’autre, plus récent long jeu des quatre gars de Fortune Cookie Club, a tout pour plaire au fan de punk québécois. Des bons textes, une énergie à tout fracasser, un chant légèrement écorché signé Noé Talbot, des pièces qui, comme ACADB (all cops are douchebags), restent en tête et n’en sortent pas. Et puis des accents à la Caféïne, des bridges mélodiques, des tounes en forme d’hymnes comme Brûler le flou ou ce majeur en aparté adressé aux spectateurs blasés de Montréal dans la délectable Grosse barbe, sans veste, avec frite. Solide. (Natalia Wysocka)

5. 31 jours de tournage
Quand on tourne un film, on tourne généralement aussi un making-of. Et quand on fait un film basé sur la BD Paul à Québec? On donne pour mission au bédéiste Cyril Doisneau de documenter les coulisses du tournage et on obtient un album de bande dessinée qui se dévore indépendamment du film, franchement rigolo, intéressant et plein de secrets de tournage et de sympathiques observations. Aux éditions La Pastèque. (Jessica Émond-Ferrat)

6. Narcos
On aurait pu croire que le timing était mauvais: sortir une série en été, alors que tout le monde est en vacances, ce n’est pas lui donner pleinement sa chance. En plus, la mettre en concurrence avec Mr. Robot, LE succès estival de 2015, aurait certainement pu lui nuire. Or, il n’en est rien. La qualité de cette production de Netflix rivalise sans problème avec celles d’HBO. Narcos est tourné en Colombie, les personnages parlent espagnol 90% du temps (qui a dit que les Américains ne peuvent pas produire de séries sinon en anglais?) et l’histoire est incroyable! À moins que vous connaissiez par cœur la vie de Pablo Escobar ou que vous soyez un narcotrafiquant vous-même, il est impossible que vous puissiez prédire le parcours abracadabrant de ce trafiquant de drogue! Bonus: la présence de Pedro Pascal – Oberyn Martell dans Game of Thrones – qu’on est vraiment contents de reVOIR (ho ho ho! La pognez-vous?). Sur Netflix. (Chloé Freslon)

7. Les dieux de la danse
Un des chouettes divertissements de cette rentrée télé est la compétition de danse animée par l’unique Jean-Philippe Wauthier, à l’antenne d’ICI Radio-Canada Télé les jeudis à 20 h. On aime surtout parce que les concurrents (des duos issus du milieu du showbiz québécois, comme Léane Labrèche-Dor et Mathieu Quesnel ou Marie-Claude Savard et Jean Airoldi) ne se prennent pas au sérieux, que les juges Nico Archambault, la très drôle Chantal Lamarre et l’impitoyable Serge Denoncourt ont beaucoup d’esprit… et parce qu’on aime la danse, évidemment! (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

blue cute bird love eye

Les ruptures tweetées en direct
Cette ridicule mode n’est pas nouvelle, pourtant, mocheté, elle se manifeste de plus en plus fréquemment. Par manque d’empathie (ou de cœur? Ou simplement de vie?), des gens qui surprennent un couple en chicane se pitchent sur leur téléphone et se connectent en un éclair sur Twitter pour relater, comme si c’était une télésérie, ce qui se passe, pour vrai, à côté d’eux.  Dans une succession de 140 caractères indélicats, ils racontent les larmes, les accusations, les remontrances… TOUT. Qu’est-il arrivé de la bonne vieille méthode: faire comme si ce n’était pas de nos affaires (parce que ça ne l’est pas!) et laisser les gens régler leurs problèmes seuls, comme des grands? Le pire, c’est que cette pratique fait des trâlées de fidèles. Le dinosaure sensible en nous s’affole. (Natalia Wysocka)

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