Écrans

Sur vos écrans…«Maria Chapdelaine», «Le bal des folles», «Raison et sentiments» et d’autres

«Maria Chapdelaine» de Sébastien Pilote  Photo: Collaboration spéciale

Cette semaine sur vos écrans, on vous conseille les films Maria Chapdelaine, Le bal des folles, Raison et sentiments et d’autres. 

(1): Chef d’oeuvre, (2): Remarquable, (3): Très bon, (4): Bon, (5): Moyen, (6): Médiocre, (7): Minable.

Le bal des folles

(4)

Drame français de Mélanie Laurent 

Mettant en vedette Lou de Laâge, Mélanie Laurent, Emmanuelle Bercot. 

C’est quoi ? Paris, 1885. Internée à la clinique neurologique de La Salpêtrière parce qu’elle prétend voir et entendre les morts, une fille de famille bourgeoise est secourue par l’infirmière en chef, qui a pu communiquer avec sa défunte soeur grâce à elle. 

C’est comment ? Captivante et visuellement soignée, cette adaptation du roman de Victoria Mas par Mélanie Laurent (RESPIRE, PLONGER) est rehaussée par les performances nuancées de l’actrice-réalisatrice et de sa vedette Lou de Laâge (LES INNOCENTES). Quelques personnages clichés imposés par le genre du film gâchent un peu ce bel hommage à la solidarité féminine. 

Sur Amazon Prime

Descente au poste (Copshop) 

(4)

Thriller américain de Joe Carnahan 

Mettant en vedette Frank Grillo, Gerard Butler, Alexis Louder. 

C’est quoi ? Pour échapper à un tueur à gages lancé à ses trousses, un escroc ciblé par la pègre se fait enfermer dans la prison d’une petite ville, où il se trouve à nouveau traqué par l’homme chargé de l’éliminer. 

C’est comment ? Spécialiste du cinéma d’action (THE A-TEAM, THE GREY), Joe Carnahan nous convie à une série B dans l’esprit des années 1970. Minimaliste mais inventif et mené tambour battant, COPSHOP divertit en grande partie grâce à sa mise en scène propulsive et la performance musclée d’Alexis Louder, épatante en femme shérif triomphant d’une distribution de machos. 

En salle

Maria Chapdelaine

(4)

Drame canadien de Sébastien Pilote 

Mettant en vedette Sara Montpetit, Sébastien Ricard, Hélène Florent. 

C’est quoi ? Au début du XXe siècle, dans la région du Lac Saint-Jean, la fille d’un colon est courtisée à la fois par un coureur des bois, un voisin qui défriche sa propre parcelle et un gars du pays employé dans une manufacture du Massachusetts. 

C’est comment ? Le réalisateur du DÉMANTÈLEMENT rend un hommage vibrant au courage des colons québécois dans cette adaptation très fidèle et soignée du roman de Louis Hémon. Toutefois, à 159 minutes au compteur, le film contemplatif tique-taque à grand fracas. Dans le rôle-pivot de la mère, Hélène Florent est fort émouvante. 

En salle

Raison et sentiments (Sense and Sensibility)

(3)

Comédie dramatique américaine d’Ang Lee 

Mettant en vedette Emma Thompson, Kate Winslet, Emilie François. 

C’est quoi ? Dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, les tribulations sentimentales de deux soeurs, déshéritées par leur père au profit de leur demi-frère. 

C’est comment? Dans cette adaptation alerte et spirituelle du classique de Jane Austen, la musique des mots d’esprit de l’écrivaine résonne tout particulièrement, gracieuseté du scénario de l’actrice Emma Thompson, qui a d’ailleurs remporté l’oscar pour son bon travail. La réalisation d’Ang Lee (TIGRE ET DRAGON) est lumineuse et aérée et l’interprétation, pleine de fraîcheur et d’intelligence. 

Samedi 21h45 sur ELLE Fictions

Saint-Narcisse

(4)

Comédie dramatique canadienne de Bruce LaBruce 

Mettant en vedette Félix-Antoine Duval, Tania Kontoyanni, Alexandra Petrachuk. 

C’est quoi ? Québec, 1972. Montréalais dans la jeune vingtaine, Dominic retrouve près du village de Saint-Narcisse sa mère, qu’il croyait morte. Dans la cour du monastère local, il repère un séminariste qui lui ressemble étrangement. 

C’est comment ? Bruce LaBruce (GERONTOPHILIA) continue d’exploiter la veine subversive qui est la sienne avec cette variation sur le mythe de Narcisse, inspirée du cinéma de genre des années 1970. Si le récit manque de profondeur, il recèle quelques moments jouissifs, qui profitent de l’assurance et de l’intensité du nouveau venu Félix-Antoine Duval, dans un double rôle. 

En salle

The Starling

(5)

Comédie dramatique américaine de Theodore Melfi 

Mettant en vedette Melissa McCarthy, Chris O’Dowd, Kevin Kline. 

C’est quoi ? Son mari étant hospitalisé en institut psychiatrique depuis la mort de leur bébé survenue un an auparavant, une gérante de magasin obtient l’aide d’un vétérinaire et ancien thérapeute l’aide dont elle a besoin pour faire son propre deuil. 

C’est comment ? Après HIDDEN FIGURES, Theodore Melfi démérite avec ce film sirupeux, conventionnel dans sa forme, qui repose sur une métaphore bien peu subtile. Malgré le sérieux du sujet, l’humour prend beaucoup de place. Le résultat est discutable. Dans les circonstances, Melissa McCarthy, Chris O’Dowd et Kevin Kline font quand même un bon travail.

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