Alexandre Boulerice candidat néodémocrate dans Rosemont – La Petite-Patrie

Alexandre Boulerice candidat néodémocrate dans Rosemont – La Petite-Patrie
Photo: Emmanuel Delacour

Élu deux fois de suite avec un score quasi identique de 50 % des voix dans la circonscription de Rosemont – La Petite-Patrie, le député sortant du Nouveau Parti démocratique (NPD), Alexandre Boulerice, tentera de convaincre les électeurs de lui accorder un troisième mandat.

C’est à la suite de la vague orange qui avait déferlé sur le Québec lors des élections de 2011 que le néodémocrate avait remporté la victoire sur son principal adversaire, le député sortant du Bloc québécois, Bernard Bigras.

Même si les élections de 2015 ont été plutôt difficiles pour le parti progressiste qui a alors perdu nombreux de ses sièges au profit des libéraux dans la Belle Province, M. Boulerice reste tout de même certain que son équipe pourra tirer son épingle du jeu lors du prochain scrutin.

« Les gens de Rosemont – La Petite-Patrie voient et reconnaissent tout le travail qu’on a accompli après huit années et demie de présence dans la circonscription. C’est sûr qu’on ne se retrouve pas dans les mêmes circonstances qu’aux élections de 2011 et 2015, mais les personnes nous disent encore à quel point ils apprécient ce qu’on fait quand on les rencontre sur le terrain », souligne le député néodémocrate.

Celui-ci croit que les résidents du quartier ont trouvé dans son parti des représentants « à leur image », qui ne craignent pas de s’engager sur des enjeux sociaux, contrairement à leurs adversaires, tel que sur la question du salaire minimum à 15 $ de l’heure, sur la lutte contre les paradis fiscaux ou encore la taxation des géants du web.

Que ce soit en matière de logement social, de transports en commun ou de sécurité routière, M. Boulerice est d’avis que le NPD peut faire une différence dans la vie des Rosepatriens.

« Il y a trop de personnes qui doivent débourser 50 % de leurs revenus pour leur loyer. Le plan sur 10 ans que proposent les libéraux concernant le logement social se fera de manière bien trop tardive. Après quatre années de gouvernement libéral, les choses n’ont pas changé. Nous pouvons faire mieux », insiste-t-il.

Ce dernier met de l’avant aussi une tarification sociale des transports en commun, « ou même une gratuité si la Ville de Montréal le demande », pour les titres de transport pour les gens les plus démunis. « Payer 90 $ pour une passe mensuelle, c’est un coût important pour plusieurs, surtout pour un service essentiel. »

Enfin, M. Boulerice promet qu’un gouvernement néodémocrate s’assurerait de tout faire pour désenclaver les quartiers dans lesquels passent les voies ferrées.

« Rappelons que les libéraux ont voté contre la possibilité d’accorder plus de pouvoirs au ministre des Transports pour qu’il puisse avoir l’autorité pour ouvrir des passages à niveau pour les piétons sur les voies ferrées. Nous voulons protéger cyclistes dans le quartier, qui est celui où l’on a connu le plus important nombre de décès à vélo à Montréal. C’est pourquoi nous irons aussi de l’avant pour rendre obligatoires les barres latérales de protection sur tous les camions », indique M. Boulerice.