16:18 12 février 2021 | mise à jour le: 28 mai 2021 à 09:29 Temps de lecture: 3 minutes

Quelques degrés de parenté : incursion dans le monde de la traduction littéraire

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Auteur et enseignant de traduction à l’Université McGill, Eric Dupont (finaliste au Scotiabank Giller Prize 2018) réalise que sa nouvelle directrice de formation en traduction est en fait la traductrice des romans de son cousin, Nicolas Dickner (Prix du Gouverneur général 2016), aussi écrivain. Ce beau hasard qui ne se produit habituellement qu’à travers les pages de leurs bouquins a inspiré des échanges croisés à propos de la traduction littéraire.

Les deux auteurs québécois s’entourent de leurs traducteurs respectifs, Peter McCambridge et Maria Sierra Córdoba Serrano, pour la présentation de l’événement virtuel  « Quelques degrés de parenté: discussions sur la traduction » organisé par l’École d’éducation permanente de McGill le 23 février de 15 à 17 h.

« Le traducteur est ton lecteur le plus attentif, ton meilleur lecteur. C’est celui qui a lu entre les lignes, entre les mots, entre les lettres et qui connaît le mieux tes textes. Ton traducteur, finalement, c’est quelqu’un qui vit dans ta tête pendant qu’il traduit ton roman », souligne d’entrée de jeu Eric Dupont.

Si un lien évident de parenté existe entre Nicolas et lui, l’auteur estime que la connexion qu’il partage avec Peter McCambridge, qui traduit sa plume du français vers l’anglais, s’inscrit dans la même catégorie.

« Une telle proximité intellectuelle, pour moi, est comme un nouveau degré de parenté. Comme si le traducteur faisait partie de ta famille. »

Nicolas Dickner et sa traductrice vers l’espagnol, Maria Sierra Córdoba Serrano, se joignent à eux pour échanger. Que ce soit le contenu, le style, la manière de procéder, les défis, la relation entre l’auteur et son traducteur; divers aspects entourant la traduction littéraire seront abordés.

« Nos traducteurs vont discuter des liens de parenté qui existent entre mes livres et ceux de Nicolas, puisque semble-t-il qu’il y en a, mentionne Eric Dupont. Nous parlerons aussi de l’expérience de se lire en traduction. Nicolas lit l’espagnol et je lis l’anglais, alors quel effet ça donne une fois que tu vois ton texte traduit, quelle émotion ça éveille? »

Les gens auront par ailleurs l’occasion de poser leurs questions lors de cette table ronde présentée en format virtuel. Accessible gratuitement, l’événement est dédié au grand public.

« C’est une présentation grand public qui s’adresse à ceux qui s’intéressent à la traduction. À l’École d’éducation permanente de l’Université McGill, par définition, on est dans la pratique et on s’intéresse à des choses vraiment concrètes », précise l’auteur et coordonnateur du certificat de traduction McGill.

Au-delà de célébrer les liens créés grâce à la traduction littéraire, l’initiative rappelle que McGill, tout en étant une université anglophone, participe à la diffusion et même au rayonnement de la culture québécoise francophone.

« Quelques degrés de parenté: discussions sur la traduction », le mardi 23 février, de 15h à 17h.

Informations : mcgill.ca/eep-qdp