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Un étudiant-athlète de Dorval décroche une bourse de 2000$

Une bourse de 2000$ de la Fondation Georges St-Pierre et de l’athlète d’excellence (FAEQ) est décernée à David Popovici. L’athlète dorvallois jongle avec les études et l’entraînement.

Étudiant en génie civil au Collège Ahuntsic, il a participé à de nombreuses compétitions de judo.

Après avoir terminé septième lors du Championnat panaméricain cadet de 2019 à Montréal, David a décroché la médaille de bronze au Championnat national élite senior en janvier alors qu’il soignait une blessure à l’épaule. Il perd alors contre le judoka qui finira par gagner la compétition.

«Il ne peut y avoir qu’un seul gagnant et c’est correct comme ça. C’est un sport qui se pratique dans le respect», exprime le jeune athlète.

David a ensuite remporté la médaille de bronze au Championnat national élite senior en janvier 2020, puis la médaille d’argent à Edmonton International Judo Championship deux mois plus tard.

«Je suis particulièrement fier de ces accomplissements. Ça montre vraiment une progression dans mes habiletés», ajoute-t-il.

Bourse de 2000$

La remise de la bourse s’est effectuée lors d’une cérémonie virtuelle en compagnie du champion de la UFC, Georges St-Pierre.

«Georges est un homme de cœur et son association avec la FAEQ prend une dimension importante pour nous», souligne le président de la fondation, Claude Chagnon.

David était émerveillé de rencontrer une de ses idoles : «Quand j’ai reçu l’appel, j’étais vraiment content parce que mon père et moi allions voir ses combats à la Cage aux sports. Il m’a donné quelques conseils, et j’espère un jour le rencontrer en vrai», s’exclame-t-il.

«Le bien-être des étudiants-athlètes est mis à mal présentement et tout le coup de pouce qui peut leur être donné est essentiel selon moi», Georges St-Pierre.

David prévoit utiliser le 2000$ afin de participer à des compétitions internationales.

Il souhaite poursuivre ses études en génie civil à l’université dans le but de fonder sa propre compagnie spécialisée en structure de bâtiment.

Débuts compétitifs

David a commencé le judo à l’âge de 3 ans au Club de judo Shidokan de Montréal où il est toujours membre.
Ce passe-temps du dimanche est devenu une manière de permettre à David d’aiguiser son esprit de compétition.

Après avoir abandonné la natation et le water-polo pour se consacrer aux arts martiaux, il a fait ses preuves avec l’équipe du Québec.

Avant la pandémie, il s’entraînait deux fois par jour. Après les cours du matin, il s’adonnait à un entraînement de condition physique. Le soir, il participait aux pratiques afin de perfectionner ses techniques.

Les règles de santé publique limitent considérablement l’entraînement de David. Les pratiques ont maintenant lieu en virtuelle avec ses coéquipiers de l’Institut national du Québec. Il consacre également plus de temps à son conditionnement physique.

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Violette Louet un modèle de détermination

À sa toute première participation à la compétition Élite 2020 de Judo-Canada, la judoka de Pointe-Saint-Charles, Violette Louet, a été couronnée vice-championne du Canada. L’athlète de 16 ans a remporté trois combats face à des adversaires qu’elle a déjà affrontées lors de compétitions précédentes.

«Cela fait des mois que je m’entraîne avec mon coach Loïc Imbert au club Judo Monde et au centre national avec Alexandre Émond dans l’espoir de me démarquer et j’ai enfin accédé à la finale», raconte-t-elle.

Ce championnat, tenu la fin de semaine du 11 et 12 janvier au Centre Pierre Charbonneau de Montréal, a rassemblé une centaine d’athlètes.

«C’est une compétition importante, car Judo Canada avait envoyé une invitation aux huit meilleurs judokas de leur catégorie», précise le directeur technique chez Judo Monde, Claude Bédard.

Nervosité

Violette Louet se prépare à sa première compétition en Allemagne qui aura lieu en mars.

Lors de la finale, Violette a ressenti le stress, la nervosité et la pression. Son adversaire de la Colombie-Britannique, Lolieva Rakila, a essayé de la balayer.

«Mes deux pieds se sont alors collés et je me suis enfargée dans mes propres jambes. Une erreur de ma part», confie-t-elle.

L’étudiante en quatrième secondaire de la Polyvalente Saint-Henri en retire une leçon et souhaite se reprendre en mai prochain lors des prochains championnats canadiens à Edmonton. Elle entend travailler davantage son calme et concentration.

Son entraîneur Loïc Imbert a salué sa détermination et Claude Bédard a qualifié sa progression de phénoménale. Plus tôt cet automne, le directeur général de Judo Canada, Nicolas Gill l’a qualifiée de futur espoir olympique.

Violette Louet croit pouvoir atteindre cet objectif pour ses 24 ans. Elle a déjà un modèle sous les yeux avec la judoka canadienne Christa Deguchi, sacrée championne du monde chez les moins de 57 kg.

Consciente de ses progrès, la Montréalaise consacre 17 heures à son entraînement tout en poursuivant ses études en profil enrichi. «Certains professeurs et amis comprennent ma passion et me donnent de l’aide supplémentaire parce qu’ils savent combien j’aime ce que je fais», dit-elle.

Motivation

Elle est fière de surmonter les écueils. «C’est difficile certains jours. C’est dur mentalement avec l’école, les entraînements, la fatigue, la perte de poids», confie-t-elle.

L’ex-champion olympique, Nicolas Gill, explique la recette pour réussir. «La qualité première chez un athlète, dit-il, c’est sa motivation. Il faut que cela soit la chose la plus importante pour un jeune, car la route est longue et remplie d’embûches et il faut être prêt à se surpasser.»

À long terme, ce qui fait la différence, c’est le talent sur le plan psychologique et la préparation mentale. «La visualisation fait partie du processus de motivation, ajoute-t-il. Les athlètes se projettent dans le futur et se voient sur une marche du podium.»

La motivation de Violette Louet est de réussir à garder le cap sur son objectif. «Je veux être la meilleure et battre mes concurrentes dans ma catégorie», affirme l’athlète.

Récemment, elle a obtenu la médaille d’or dans sa catégorie lors de la compétition provinciale, la Coupe Gadbois, qui se tenait à la mi-janvier dans le Sud-Ouest. Notons le record de participation de 770 judokas à ce tournoi.  Son prochain défi? Violette participera à sa première compétition internationale à Thuringe, en Allemagne, le 21 mars prochain. Un camp d’entraînement est aussi prévu du 22 au 25 mars.

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