Soutenez

L’odeur d’Harricana

«Les parfums en général me donnaient mal au coeur», a candidement lancé Mariouche Gagné en présentant son plus récent projet, la fragrance Harricana. En collaboration avec la fondatrice de la maison de parfumerie Monsillage, Isabelle Michaud, la designer s’est pourtant lancée dans une quête olfactive visant à mettre en bouteille l’ADN de sa griffe.

De son propre aveu, Mariouche Gagné est une «grano», une pure et dure du recyclage. Ce n’est pas pour rien que sa maison se spécialise dans la fourrure recyclée! Quand est venu le temps d’élaborer le parfum, elle a néanmoins dû mettre un peu d’eau dans son vin. «Au départ, je voulais quelque chose de 100 % bio, avec des matières premières québécoises, se rappelle-t-elle. On m’a vite fait comprendre que c’était impossible. Cela dit, on a fait le plus naturel possible.»

On s’en doute, le résultat est loin d’être capiteux; c’est un jus vert qui évoque plutôt une balade en forêt, «l’appel de la nature, quelque part entre billots de bois coupés, pelages, eau tapageuse et toundra». Et ce sont des parfums exclusifs, un peu comme untitled de Maison Martin Margiela, qui ont en quelque sorte été le point de départ pour les deux créatrices. En tout, le parfum est composé de 18 matières premières provenant des quatre coins du monde. Les notes de tête, dominées par le galbanum (une plante puissamment aromatique), sont très vertes. Des notes d’iris donnent ensuite toute sa personnalité à la fragrance. Enfin, en note de fond, le vétiver d’Haïti lui confère une touche plus masculine. D’ailleurs, bien que le parfum n’était pas destiné à un public unisexe, force est de constater qu’il va aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

En plus de l’eau de toilette (95 $ / 50 ml), la fragrance se décline en bougie – présentée dans un vase confectionné par le potier Benoit D’Aigle (65 $) – et en sachets d’odeurs choisies spécifiquement pour éloigner les mites de nos vêtements en fourrure (25 $).

Comme si ce n’était pas assez, Mariouche Gagné se rendra à Val d’Isère la semaine prochaine pour lancer la collection qu’elle a créée en collaboration avec le géant Rossignol. Un autre projet d’envergure sera aussi dévoilé d’ici la fin de l’année si tout va bien.

Pour (re)découvrir la marque, il faut visiter la nouvelle passerelle web, développée de concert avec l’agence Baobaz.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.