Inspiration

Vintage 2.0

Photo: Antoine Bordeleau/collaboration spéciale

bandeau spécial nostalgieLa blogueuse de mode Théo Dupuis-Carbonneau meuble non seulement son appartement dans les brocantes et autres ventes-débarras; sa garde-robe est aussi fortement influencée par la tendance vintage. Si bien que la jeune femme de 22 ans estime avoir déniché pas moins de la moitié de ses fringues dans des boutiques de seconde main sur la Toile comme dans les rues, de Montréal à New York. Entretien.

«Même si j’aime vraiment la mode et le beau linge, je ne suis pas la personne qui va acheter des souliers Michael Kors à 400$», explique la collaboratrice au blogue Ton Petit Look. Et si c’est un peu, beaucoup en raison de son budget limité d’étudiante qu’elle a commencé à chiner, aujourd’hui, privilégier le seconde main est réellement devenu un mode de vie.

«C’est aussi en quelque sorte pour contrer les phénomènes de surconsommation et de surproduction, concède-t-elle. Et puis les vêtements d’époque sont souvent mieux confectionnés, avec des matières de meilleure qualité, pour une fraction du prix.» Faire sa part pour la planète, c’est aussi ce qui motive bon nombre d’amateurs de vintage.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est plus obligatoire d’errer pendant des heures dans les allées du Village des Valeurs à la recherche de bonnes affaires. Les boutiques de vêtements d’occasion ont investi l’internet de la même manière que les magasins traditionnels. «Le bémol, c’est qu’on ne peut pas essayer, avoue Théo Dupuis-Carbonneau. Cela dit, il est beaucoup, beaucoup plus facile de chercher sur ces sites, par exemple, en appliquant un filtre.»

Le vintage, c’est bien beau, mais il ne suffit pas de porter un amalgame de pièces d’occasion pour être dans le ton, croit-elle. «Tout est une question d’équilibre entre les morceaux récents et le seconde main», conseille-t-elle. D’ailleurs, l’automne et l’hiver seraient des saisons idéales pour apprivoiser ce style, puisqu’on a le loisir de les superposer à l’envi.

«Il ne faut pas tomber dans le déguisement non plus», avertit néanmoins la blogueuse.

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En rafale

Grands favoris?
«Mes flâneurs blancs avec une petite boucle. Ils ajoutent un petit plus à toute tenue.»

«La robe longue en velours noir trouvée dans la garde-robe de ma mère. Un autre bon endroit pour trouver des trucs de seconde main!»

«La veste de jeans que j’ai trouvée à New York chez Beacon’s Closet, la boutique de fripes la plus awesome que j’ai jamais vue!»

«Un kimono acheté pour 3 $ chez Renaissance à Verdun.»

Boutiques montréalaises de choix?
«Mes plus belles pièces, je les ai toutes trouvées au Village des Valeurs du chemin Chambly, à Longueuil.»

«La friperie Renaissance de Verdun: vu qu’il y a moins de hipsters que sur le Plateau, il reste toujours du choix, et les prix restent plus accessibles que dans certains établissements du Mile-End.»

«La Gaillarde, dans Saint-Henri, où on trouve autant des créations de designers d’ici que du seconde main.»

Magasiner en ligne?
«Le Point V, qui a fermé sa boutique de Villeray pour ne vendre qu’en ligne, Les Oubliettes et Boat People. Évidemment, on trouve aussi des affaires merveilleuses sur Etsy.»

Un souhait?
«Dans les prochaines semaines, je me mettrai à la recherche d’un manteau de ville en laine brossée avec un col en poil. C’est mon prochain but! Ça et apprendre à coudre pour pouvoir mieux entretenir mes vêtements et retoucher mes trouvailles.»

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