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Des environnementalistes célèbrent

Des environnementalistes célèbrent
Photo: Gracieuseté

Une quarantaine de personnes représentant une trentaine d’organisations environnementales, dont le groupe Sauvons l’Anse-à-l’Orme, se sont réunies près de l’hôtel de ville de Montréal, pour célébrer et appuyer le projet de l’administration de la mairesse Valérie Plante d’aménager un parc urbain de 30 km2 dans l’Ouest-de-l’Île.

Annoncé il y a deux semaines, le futur parc combinerait différentes forêts, terres humides et terres agricoles. Il incorporera aussi les parcs existants de l’Anse-à-l’Orme, du Bois-de-L’Île-Bizard, du Bois-de-la-Roche, du Cap-Saint-Jacques et des Rapides-du-Cheval-Blanc.

Les différents groupes environnementalistes se réjouissent notamment que le corridor de l’Anse-à-l’Orme, qui était visé par un projet de développement immobilier de 5500 logements, puisse être conservé si le projet est mené à terme.
«Ce parc est l’aboutissement de beaucoup de gens travaillant ensemble pour quelque chose en laquelle ils croient.

Cela me donne de l’espoir» indique par voie de communiqué Sue Stacho, co-fondatrice et coordonnatrice de Sauvons l’Anse-à-l’Orme.

De son côté, la Coalition verte abonde dans le même sens.

«La décision d’inclure les prairies humides, qui ont été menacées de développement, comme faisant partie du nouveau parc est acceptée avec enthousiasme. Après plus de 30 ans de revendications intenses pour la conservation, c’est un merveilleux cadeau offert aux citoyens», souligne le porte-parole pour la Coalition verte, Dave Fletcher.

Dans un communiqué paru lundi, la Coalition Verte a par ailleurs fait appel à l’Opposition officielle, Ensemble Montréal, et aux autres conseillers indépendants de Montréal, afin qu’ils appuient l’administration Plante dans ce dossier.

«Le Grand parc de l’Ouest est essentiel à la survie et à la réhabilitation de la biodiversité de l’ile de Montréal, de même qu’à la résilience de notre métropole aux prises avec les changements climatiques. Nous demandons à l’opposition d’être solidaires de l’administration sur cet enjeu vital», font valoir M. Fletcher et Sylvia Oljemark, les porte-paroles de la Coalition.

Décision visionnaire
Le responsable des dossiers Espaces verts et milieux naturels du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Emmanuel Rondia, parle d’une décision visionnaire de la part de Montréal.

«Ça va permettre d’offrir un accès accru à la nature dans l’Ouest-de-l’Île. Les milieux naturels et espaces verts concernés constituent une pièce centrale d’un projet qui dépasse les limites de l’île de Montréal: la création d’un grand parc métropolitain», soutient-il.

Des consultations publiques devraient avoir lieu cet automne afin de sonder la population et cibler ses besoins.
Questionné à savoir où en sont les négociations entre Montréal et les promoteurs immobiliers détenant toujours 365 hectares de terrains dans le secteur de l’Anse-à-l’Orme, le porte-parole du cabinet de la mairesse et du comité exécutif, Youssef Amane, a répondu que le point serait fait sur la situation «en temps et lieu».