Hochelaga-Maisonneuve

La motion du PQ sur Ray-Mont Logistiques battue par le gouvernement

L'Assemblée nationale du Québec Photo: IStock

La motion du Parti québécois (PQ) réclamant un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour le projet de plateforme de transbordement de marchandises de Ray-Mont Logistiques dans Viauville a été battue par le gouvernement du Québec.

Le PQ a déposé mardi une motion à l’Assemblée nationale afin de forcer la tenue d’un BAPE pour le projet de Ray-Mont Logistiques, mais le gouvernement de François Legault n’y a pas consenti, stoppant net la possibilité d’un vote sur cette question.

Le chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon souhaitait avoir l’heure juste sur l’impact environnemental et l’acceptabilité sociale du projet de Ray-Mont Logistiques en contraignant l’entreprise a déposé officiellement un projet afin de le soumettre à un BAPE.

M. St-Pierre Plamondon dit ne pas être surpris par ce refus, mais trouve tout de même choquant de voir la Coalition avenir Québec (CAQ) « bloquer un moyen démocratique de faire la lumière sur un projet pour le moins inquiétant. »

On savait que le gouvernement a des ambitions environnementales anémiques, là, on a la preuve qu’il adhère à l’ancienne philosophie, l’ancienne économie, celle où on oppose le développement à la qualité de vie et au respect des écosystèmes.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ

Le chef affirme malgré tout que « ce n’est pas fini », soutenant que le PQ « allait continuer de poser des gestes à l’Assemblée nationale et de mettre de la pression dans l’intérêt des citoyens ».

Aucune demande déposée

Interrogé la semaine dernière sur les intentions du PQ de déposer une motion, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) avait indiqué que puisqu’aucune demande d’autorisation concernant le projet de plateforme intermodale de transbordement n’a été déposée, « il n’est pas possible pour le moment d’établir quelles autorisations environnementales seraient nécessaires pour sa réalisation ».

« De la même façon, selon la Loi sur la qualité de l’environnement, le pouvoir d’assujettissement à une consultation évoqué dans ce dossier repose sur la réception préalable d’une demande d’autorisation, condition qui n’est pas rencontrée à ce stade-ci », a précisé le conseiller en communications et porte-parole régional du MELCC, Frédéric Fournier.

Du côté du président-directeur général de Ray-Mont Logistiques, Charles Raymond, il rappelle que l’entreprise a suspendu volontairement en juin dernier tous les travaux reliés à ses opérations afin de miser sur une démarche de concertation menée conjointement avec la Ville de Montréal et les citoyens au sein d’un groupe de travail.

Les recommandations finales de cette concertation doivent être élaborées le 29 septembre prochain.

La plateforme de transbordement de conteneurs Ray-Mont Logistiques prévoit recevoir 100 wagons de train par jour et 10 000 conteneurs en permanence sur le site, ce qui implique 150 000 voyages de camions par année. Selon l’entreprise, 200 nouveaux emplois seront créés à terme par ce projet.

Dans une précédente version du texte, il était indiqué que les recommandations d’une concertation menée conjointement avec la Ville de Montréal et les citoyens au sein d’un groupe de travail « doivent être remises le 29 septembre prochain. » En réalité, ces recommandations finales seront élaborées lors de la rencontre du 29 septembre.

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