LaSalle
19:03 11 juillet 2018 | mise à jour le: 11 juillet 2018 à 19:03 temps de lecture: 3 minutes

L’agriculture urbaine à l’école

L’agriculture urbaine à l’école
Photo: Gracieusetédav

Tout au long de l’été, les élèves des écoles primaires de LaSalle s’occuperont d’un potager et adopteront de saines habitudes de vie avec le projet Québec en Forme. L’objectif est de sensibiliser et mobiliser les jeunes ainsi que leur entourage à un mode de vie actif et à une bonne alimentation.

«Notre but est que les enfants puissent mettre les mains dans la terre, récolter des fruits et comprendre à quoi sert un vers de terre», lance Alexandre Folco, chargé de projet.

Jusqu’en septembre, une série d’ateliers est donnée aux parents et aux enfants, à raison d’une fois par semaine. Les participants en apprendront plus sur les ravageurs, les semis à utiliser ou la pose d’un diagnostic de santé.

Les spécificités de l’agriculture urbaine seront aussi abordées par Mélika Bazin, conseillère de l’organisme Héritage Laurentien qui s’est jointe au projet.

Les écoles Notre-Dame-des-Rapides, du Petit-Collège, de Sainte-Catherine-Labouré et de L’Eau-Vive seront accompagnées dans la création de jardinières ou l’entretien de potagers déjà existants. Ils devraient ainsi être capables de s’en occuper de manière autonome dès la rentrée.

«C’est important de mobiliser la communauté environnante pour donner une passion aux enfants, ajoute M. Folco. Chacun aura de nouvelles compétences, comme l’esprit d’entrepreneuriat et l’assiduité.»

Des bénévoles de la maison des jeunes aideront également à l’entretien des jardins communautaires.

Saines habitudes
La Table d’action communautaire jeunesse à LaSalle (TACJAL) a confié à l’organisme Destination Travail du Sud-Ouest de Montréal le mandat d’appliquer la mission de Québec en Forme.

«Les organismes communautaires de LaSalle s’engageront à prendre certaines mesures pour améliorer les habitudes alimentaires, explique Marie Pier Trudeau, coordonnatrice chez Destination Travail. Par exemple, arrêter de vendre des hotdogs dans les arénas, un endroit où l’on fait du sport.»

Une chartre des saines habitudes de vie est d’ailleurs en préparation et sera présentée lors d’un événement de clôture du projet, en novembre.

Pour Mme Trudeau, ce projet va plus loin qu’une simple activité éducative. «On n’aura pas le choix de considérer l’agriculture urbaine, non plus en faisant des petits projets communautaires, mais comme une manière de nourrir la population. Ça fait partie de la solution», exprime-t-elle.

De son côté, M. Folco confirme qu’il ne s’agit plus seulement d’une lubie ou d’un loisir, mais bien d’une volonté commune de changer le système.

Ils estiment tous les deux que le milieu communautaire est souvent instigateur de développement social et se disent fiers de ce projet qui pourrait inspirer d’autres écoles et organismes.

Fondée en 2002, l’organisation Québec en Forme est issue d’une entente de partenariat de 480 M$ entre la Fondation Lucie et André Chagnon et le Gouvernement du Québec.

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