Le Cégep André-Laurendeau, partenaire essentiel au développement du Sud-Ouest
Le campus du Cégep André-Laurendeau, avec ses partenaires et services, constitue un pôle économique d’importance avec des budgets cumulés de 53 M $ annuellement. Environ 825 personnes y travaillent, dont 550 au cégep même, qui dispose à lui seul d’un budget de 38 M $.
Les membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest étaient conviés à un midi-conférence spécial le mardi 26 mars, alors que le conférencier était le directeur général du cégep André-Laurendeau, Hervé Pilon. Le thème: «le cégep André-Laurendeau, partenaire essentiel au développement du sud-ouest». L’événement était présenté au cégep et les invités ont aussi eu droit à une visite guidée.
Plusieurs partenaires et services sont greffés au campus: L’Aquadôme, le Centre intégré de mécanique, de métallurgie et d’électricité, le Centre à la petite enfance, Loisirs 3000, les centres de transfert de technologie, le Théâtre Desjardins, etc. Leurs activités économiques atteignent les 15 M $ et ils génèrent ensemble 275 emplois.
Clientèle en progression
La clientèle globale du cégep atteint plus de 4200 étudiants répartis entre l’enseignement régulier (3400), la Formation continue (600) et la francisation (200). Plusieurs autres sont intégrés au marché du travail grâce à la formation aux adultes.
«Les cours ont débuté en 1973 avec 425 étudiants, avant de se transporter dans l’édifice actuel de la rue Lapierre, en 1976», a expliqué M. Pilon. «Notre courbe de recrutement, au premier tour, n’a cessé de progresser depuis 2005, passant de 929 demandes d’admission à 1508 au 1er mars dernier. Une croissance de 62%. Durant la même période, les collèges francophones de l’île ont connu une croissance d’à peine 4%.»
Dans plusieurs programmes, les étudiants d’André-Laurendeau réussissent mieux. «Notre performance est remarquable dans le programme de soins infirmiers qui compte près de 500 étudiantes. Le taux de succès de nos finissantes aux examens de l’Ordre des infirmières est supérieur à la plupart des collèges, et même des universités.»
Depuis 10 ans, le Cégep André-Laurendeau s’est vu octroyé deux CCTT: Optech, dans le domaine de l’optique-phonique et l’IILM dans le secteur de la logistique. «Notre cégep est le plus important centre de formation collégial au Canada dans le domaine de la logistique. Optech œuvre dans des domaines en lien avec l’utilisation des lasers, de la lumière et des lentilles spécialisées.»
De grands projets
La direction du cégep caresse de grands projets. «Nous disposons de 400 000 pieds carrés que nous voulons développer. Nous avons déposé un projet de 18 M $ (40 000 pieds carrés) afin de construire un centre de recherche appliqué pour loger nos deux CCTT mais aussi permettre le démarrage d’entreprises technologiques en lien avec ces centres. Nous travaillons avec l’arrondissement pour se doter d’un équipement sportif permettant à nos équipes sportives d’évoluer dans un environnement mieux adapté à leurs besoins et d’offrir des services à la collectivité afin de répondre à une demande pour la pratique d’activités physiques.»
Concernant le conflit étudiant du printemps dernier, Hervé Pilon a déclaré: «À un seul moment dans toute cette crise, il a été question du Cégep André-Laurendeau. C’est le 13 août au matin. Nous étions le premier, et le seul cégep, à reprendre les cours. Les policiers et les médias étaient présents dès 6h30 le matin. Moi aussi. J’ai accordé huit entrevues en rafale pour dire une seule chose: nous reprenons les cours et tout se passe bien. Cette gestion de conflit, nous l’avons fait en maintenant un dialogue avec les étudiants et les syndicats. Nous en tirons les profits avec un climat de travail positif et des relations saines avec les étudiants.»