Va jouer dans le trafic!
Tout au long de l’année, les policiers font des interventions pour assurer la sécurité dans les rues, mais également sur le réseau cyclable. Une attention plus particulière est cependant portée aux cyclistes au printemps. Par contre, habituellement cela se fait plus au mois de mai, moment où la brigade à vélo, composée de patrouilleurs à vélos et de cadets, est déployée dans les rues.
« En ce moment, on n’en fait pas à outrance, car ce n’est pas habituel d’avoir des températures aussi chaudes en plein mois de mars, souligne la commandante du poste de quartier 37, Line Blanchard. Nous avons déjà commencé à faire des opérations et nous allons continuer d’en faire, souvent au grand désarroi des cyclistes qui ne respectent pas la signalisation. »
Selon elle, la courtoisie doit provenir de toutes parts (automobilistes, cyclistes et piétons). Néanmoins, elle constate que les cyclistes sont plus nombreux à omettre de s’arrêter à un feu rouge ou à un arrêt obligatoire. Les contrevenants au code de la sécurité routière s’exposent à des amendes oscillant entre 37 $ et 52 $, en plus de récolter des points d’inaptitudes qui seront inscrits à leur dossier.
« S’il n’y a pas d’automobiles, les personnes à vélo passent sans s’arrêter aux feux rouges. Pourtant, ils doivent s’immobiliser au même titre qu’un véhicule.
« Sur le Plateau, un des gros problèmes, ce sont les personnes qui circulent à vélo sur les trottoirs. Certains disent qu’ils trouvent ça trop dangereux de rouler sur la chaussée. Si on prend l’exemple de l’avenue du Parc, c’est sûr que le contexte est particulier. Par contre, il y a une piste cyclable sur la rue Hutchison. Les gens refusent d’emprunter les rues parallèles parce qu’ils veulent absolument rouler sur du Parc. Les piétons se plaignent qu’il y a trop de vélos et c’est dangereux », fait valoir la policière.
L’organisme Vélo Québec déplore également le manque de civisme de certains cyclistes.
« Sur le boulevard Saint-Laurent, plusieurs empruntent le trottoir, entre les rues Bernard et Bellechasse, parce que la rue n’est pas très conviviale pour les cyclistes, fait valoir Suzanne Lareau, présidente et directrice générale de Vélo Québec. Le seul moyen pour eux de traverser le viaduc, c’est par le trottoir. […] Pour l’instant, il n’y a pas de lien sécuritaire pour les gens à vélo, et ça, la Ville le sait. Elle souhaite y aménager une piste cyclable et on espère que ce soit fait cette année. »
« Par contre, les cyclistes qui roulent à fond la caisse sur les trottoirs de l’avenue Mont-Royal ou de la rue Brébeuf, c’est totalement inadmissible. Ce n’est pas leur place, sauf peut-être pour les enfants, Je comprends que leurs parents leur demandent d’y rouler. Mais pour ce qui est des adultes, rouler sur le trottoir, c’est totalement inadéquat », ajoute-t-elle, sans mâcher ses mots.
Mme Lareau suggère plutôt aux cyclistes de prévoir leur itinéraire en privilégiant des rues conviviales « où ils se sentent bien, confortables et en sécurité ». De cette manière, les usagers du vélo pourront rouler sur la chaussée, en toute quiétude.
Pour en savoir plus:
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