Une Coupe du monde et les Olympiques, dans la mire de Mathilde
La protégée de l’entraîneure Caroline Pépin a connu une année 2011 au-dessus de ses attentes, et ce, malgré un début plus difficile, en Floride. La fin de sa dernière saison laisse entrevoir de belles choses pour 2012.
Cette année, la cavalière de 19 ans a terminé son parcours avec une médaille d’argent en équipe et une cinquième place individuelle au championnat nord-américain, le plus prestigieux tournoi de dressage en Amérique du Nord.
Sa cinquième place a été le meilleur résultat parmi les Québécoises et le deuxième chez les Canadiennes de la catégorie.
« Je suis passée tout près d’un podium. La différence entre la troisième et la cinquième place était mince », soutient celle qui a également obtenu une sixième place au « kür » (routine libre).
À l’épreuve par équipe, Mathilde a été l’une des grandes artisanes de la médaille d’argent. C’est elle qui a obtenu le meilleur résultat de l’équipe. « J’ai connu un championnat au dessus de mes attentes. Ce tournoi est venu clore une belle saison. J’ai adoré mon expérience en 2011, indique l’une des plus jeunes cavalières à s’être présentée au Kentucky, pour cette compétition pour les 16-21 ans.
J’ai des attentes élevées, mais je fais quand même attention de ne pas me mettre trop de pression sur les épaules. Je souhaite maintenant obtenir un podium l’année prochaine dans la catégorie individuelle. Je le sais que je peux y arriver. »
Ça commence en janvier
Son plus grand objectif pour 2012 demeure toutefois une place en Coupe du monde. Pour y arriver, Mathilde devra remettre les deux meilleurs résultats en « kür » de ses prochaines compétitions internationales. « J’aurais pu participer à l’événement en 2011. J’avais les résultats pour y être, mais je ne me sentais pas prête pour y aller. Ça coûte tellement cher prendre part à ce rendez-vous qu’on ne veut pas y aller et mal paraître », explique-t-elle.
Pour donner une idée aux lecteurs des coûts exorbitants; il en coûte 10 000 $ seulement pour le transport du cheval. « C’est une chance qu’on aura peut-être qu’une seule fois. »
La saison 2012 prendra son envol en janvier, en Floride, où se situe le plus imposant circuit hivernal de dressage des États-Unis. En sol québécois, le calendrier s’étalera de mai à juillet. Les saisons peuvent paraître courtes, mais elles sont remplies.
« Une fois rendue en Floride, je vais participer à des compétions pratiquement toutes les fins de semaine. Mon plus gros test sera le World Dressage Master. C’est la plus importante compétition en Floride. Je vise un podium, souhaite une cavalière qui lorgne également les Jeux olympiques de 2016.
Pour ceux de 2012, c’est trop tard, mais pour 2016, j’y crois. Habituellement, les cavalières ont environ 35 ans. C’est un long parcours. Je serais vraiment jeune, mais j’y pense depuis toujours, aux Olympiques. Je demeure toutefois réaliste, je n’y serai pas avec l’idée d’un podium, mais pour l’expérience. »