«Nous avons senti une grande ouverture, mais aussi une grande incapacité» -Luc Ferrandez
M. Applebaum a affirmé qu’il avait bien entendu les besoins du Plateau-Mont-Royal, notamment en termes de services publics, et qu’il allait travailler avec les élus de l’arrondissement afin de trouver «des pistes de solution», sans plus de précision.
De son côté, M. Ferrandez a soutenu que le représentant de la Ville-centre avait montré «une ouverture» envers les besoins de financement de l’arrondissement, mais qu’il y avait une différence entre une écoute et les moyens réels de répondre aux besoins. «Nous avons senti une grande ouverture, mais aussi une grande incapacité», a affirmé le maire.
Selon M. Ferrandez, des solutions sont possibles pour combler le trou budgétaire de l’arrondissement, mais le chemin sera difficile pour y parvenir. «Ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons plus absorber une augmentation des coûts de compression. Les citoyens sont de plus en plus taxés, sans que les services publics n’augmentent, ça ne peut pas continuer», a-t-il indiqué. Les pistes pour trouver de «l’argent neuf» seront difficiles à tracer et demanderont du courage, a-t-il ajouté.
M. Applebaum, qui rencontre jusqu’à la fin février les représentants de tous arrondissements de Montréal, a signifié que la centralisation ou la décentralisation de certains services pourraient éventuellement aider la situation économique du Plateau.
L’administration Ferrandez a déjà mis en place des mesures pour tenter d’éponger le sous-financement de l’arrondissement, notamment en augmentant le prix des parcomètres dans le quartier, ainsi qu’en imposant des vignettes de stationnement dans certains secteurs.
Gabrielle Brassard-Lecours