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L'Archevêché souhaite que l'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus retrouve sa vocation de culte

Après avoir été fermée en 2009, l’Archevêché de Montréal souhaite que l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus retrouve sa vocation de culte. Mgr Lépine a confirmé ses intentions aux porte-parole du comité de sauvegarde, lors d’une rencontre tenue ce matin (4 mars).

Les discussions se sont déroulées au bureau de la députée provinciale Carole Poirier, qui siège au sein du Complexe du Très-Saint-Nom-de-Jésus, la corporation à but non lucratif mise sur pied pour préserver et reconvertir le bâtiment.

Il s’agissait d’une première rencontre entre Mgr Lépine et des membres du comité de sauvegarde.

« Les discussions ont été cordiales. Elles nous ont permis de mettre les cartes sur table. Nous l’avons assuré du soutien de la corporation.

« D’autres rencontres auront lieu dans les prochains mois pour définir les rôles de tout un chacun dans le dossier », explique la députée.

Si la dernière réunion entre la corporation et l’Archevêché de Montréal (Mgr Lépine était absent) s’est plutôt mal terminée, les deux groupes préfèrent partir sur de nouvelles bases.

Nous souhaitons tous que le bâtiment soit conservé et rouvre ses portes, soutient Mme Poirier. La forme que tout cela prendra reste à voir.

Le plus plausible est d’assurer à l’église une vocation mixte. Elle pourrait servir de lieu de culte et d’espace culturel en mettant de l’avant son magnifique orgue Casavant. La formule n’est pas nouvelle et elle existe dans plusieurs églises montréalaises.

Est-ce que les fidèles sont assez nombreux pour assurer la vocation de culte? Quels services eucharistiques y seront dispensés? Difficile de répondre à ces questions pour le moment.

Surtout que deux églises de la paroisse Saint-Nom-de-Jésus ont été fermées par manque de fidèles, puis vendues. Le changement de vocation de l’église Saint-Clément est en cours et avancé, alors que Très-Saint-Nom-de-Jésus a été tout simplement fermée et le bâtiment cadenassé. Les messes se déroulent au sous-sol de l’église Saint-Barnabé.

Pour rouvrir Très-Saint-Nom-de-Jésus, il faudra d’abord procéder à la réfection du bâtiment. Plusieurs travaux doivent être faits pour sécuriser et conserver le lustre de l’édifice. Des investissements de l’ordre de 6 M$ sur 10 ans, selon les études réalisées par le comité de sauvegarde.

En conservant une vocation religieuse, Très-Saint-Nom-de-Jésus pourrait bien obtenir des subventions du Conseil du patrimoine religieux du Québec, des sommes que n’a jamais obtenues le comité de sauvegarde.

« La corporation travaillera avec l’Archevêché pour que le meilleur projet soit mis de l’avant. De nouvelles rencontres permettront de définir les actions subséquentes », répète Mme Poirier.

La députée fédérale de Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, se réjouit des intentions de Mgr Lépine et souhaite que tous les intervenants au dossier puissent travailler de concert.

« Bien que la réouverture au lieu de culte et la rénovation de l’église ne soient pas chose faite, et risque de rencontrer plusieurs obstacles, je me réjouis de la volonté de l’Archevêché de protéger notamment l’orgue Casavant. »

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