Des organismes communautaires réclament un meilleur financement
Pour les organismes montréalais, le manque à gagner est de 60 M$. Depuis 4 ans, aucun crédit additionnel n’est injecté dans le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC).
La seule amélioration apportée a été l’indexation du programme, ce qui est loin de répondre aux demandes.
Présentement, moins de 50 % des groupes sont soutenus par l’Agence de la Santé et des Services sociaux de Montréal. Les organismes doivent jongler avec différents bailleurs de fonds, qui ne sont pas toujours au rendez-vous, pour réaliser leur mission.
Plusieurs organismes sont reconnus par le PSOC depuis plusieurs années, mais faute d’injection de nouvel argent ils ne reçoivent aucun financement. C’est le cas de Répit-Providence dans Hochelaga-Maisonneuve, dont la mission est de prévenir le placement et la négligence auprès des enfants en soutenant les familles qui vivent des situations difficiles.
Le désengagement de Centraide auprès de divers organismes communautaires accentue le manque à gagner de ceux-ci. Plusieurs ont reçu de mauvaises nouvelles au cours des dernières semaines (coupe de leur financement), les obligeant à mettre un terme à leurs activités.
De plus, un organisme qui reçoit une aide financière de Centraide peut parfois le priver d’autres sources de financement auprès de certains bailleurs de fonds.
« La circonscription de Hochelaga-Maisonneuve est celle qui compte le plus d’organismes communautaires. Les besoins sont grands dans notre quartier et pour y répondre, ils doivent être soutenus adéquatement », de revendiquer Johanne Cooper, de la Maison Tangente, qui était accompagnée de Roland Barbier, du Centre communautaire Hochelaga, et de Caroline Fortin, du Centre ASPA, au moment de remettre la pétition à la députée.
Cette dernière a accepté la pétition en leur soulignant qu’elle ne pourrait toutefois pas la déposer elle-même à l’Assemblée nationale, étant donné qu’elle en est la première vice-présidente.
Elle s’est engagée à la remettre à un collègue pour que celui-ci la dépose.
Sur le fond, Mme Poirier est sensible à la cause des organismes, mais ne peut leur faire des promesses.
« D’ici l’an prochain, il risque d’y avoir peu de changements en raison de l’objectif gouvernemental d’atteindre le déficit zéro. Par contre, à partir de 2014, cette demande doit être inscrite dans les budgets, ou à tout le moins, qu’un plan soit établi pour tendre vers un meilleur financement des organismes. »
Selon la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, il faut également que les sommes soient récurrentes et qu’il ne s’agisse pas de projets particuliers de deux ou trois ans, puis qu’ensuite les fonds soient coupés.