Ouest-de-l’Île
16:11 20 juillet 2017 | mise à jour le: 20 juillet 2017 à 16:11 Temps de lecture: 2 minutes

Vif intérêt pour l’avenir de Pierrefonds-Ouest

Vif intérêt pour l’avenir de Pierrefonds-Ouest
Photo: Archives TC Media

Si les audiences sur l’avenir de Pierrefonds-Ouest se sont terminées le 15 juin, il faudra attendre la fin de l’été pour les conclusions de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Ce délai peut s’expliquer par le nombre record de mémoires présentés ce printemps, soit 295.

Le plus grand nombre de mémoires avait été enregistré en 2013 pour le dossier de la construction de la deuxième école de L’Île-des-Sœurs. Le secrétaire général de l’OCPM, Luc Doray, indique qu’«on est dans l’exceptionnel» pour ce qui est de l’avenir du territoire Pierrefonds-Ouest. Une consultation publique habituelle suscite en moyenne le dépôt d’environ 80 à 120 mémoires.

Cet écart s’explique par le fossé qui existe entre la vision territoriale de Montréal à propos de Cap Nature et celle des villes reconstituées environnantes selon la professeure associée du département de Stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’École des Sciences de la Gestion-UQÀM, Danielle Pilette.

«Pour des résidents de Pierrefonds, ce projet signifie véritablement et concrètement la perte de leur indépendance et leur fusion avec Montréal [pourtant effective depuis 2002]. Il y a un choc, soit l’abandon de la vision communautariste, encore en vigueur dans des municipalités reconstituées comme Pointe-Claire par exemple», avance-t-elle.

Pour Mme Pilette, les densités élevées proposées dans Cap Nature constitueraient un autre choc pouvant expliquer la levée de boucliers, alors que l’Ouest-de-l’Île est largement fondé sur la faible densité et les valeurs foncières élevées.

Par ailleurs, elle se questionne sur la pertinence même du projet immobilier. «Malgré toute la construction, la population de l’ensemble de l’île de Montréal augmente peu par rapport à l’ensemble de la Grande région métropolitaine parce qu’il y a davantage de ménages de petite taille. Finalement, se prive-t-on de conserver du territoire précieux, surtout pour des considérations financières», avance la professeure.

Reste que Cap Nature serait certes significatif pour l’assiette de richesse foncière ainsi que pour la rentabilisation du futur Réseau électrique métropolitain (REM) dans l’Ouest-de-l’Île.

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