Le maire Marinacci justifie la destitution de Marcel Boileau
«Marcel Boileau ne doit pas penser qu’on lui en veut personnellement dans cette affaire», estime le maire. Il croit que M. Boileau s’est entêté parce qu’on lui avait demandé d’écrire une lettre de démission.
Le maire insiste sur le rôle de Marcel Boileau, agent officiel de l’équipe adverse aux élections, et opposant notoire aux idées de l’équipe en place depuis le 3 novembre dernier. Le maire Marinacci réaffirme l’importance «de conserver le caractère champêtre de l’Île-Bizard».
À ce chapitre selon lui, la présence de Marcel Boileau créait un malaise parmi des gens qui ont une vision un peu semblable à propos du caractère champêtre du territoire. Et en ce qui a trait à la protection des terres agricoles, le maire ajoute: «j’ai moi-même pris contact avec des gens qui sont prêts à investir dans une agriculture adaptée à la réalité de l’Île»,
Un pari juridique
Me Normand Marinacci est un avocat de profession, qui ne semble pas impressionné par l’avis juridique que le plaignant a obtenu. «Être membre du CCU, ce n’est pas un poste de fonctionnaire», précise-t-il. Le maire s’est ensuite lancé dans une explication plus politique que juridique en affirmant que le gouvernement de Pauline Marois cherchait à faire adopter une charte qu’il croit d’avance promise à un rejet par la Cour Suprême.
Permis de construction retardés
«Oui, affirme le maire, on a suspendu pour étude 16 demandes de permis de construction, mais après vérification, ces dossiers étaient trop avancés, les terrains étaient lotis et on les a acceptés», a-t-il ajouté entrevue téléphonique avec Cités Nouvelles. Sans admettre le faux pas, Normand Marinacci s’est félicité du dénouement dans ce dossier.
C’est M. Marcel Labbé a été nommé pour remplacer Marcel Boileau.