Nicolas Jolicoeur portera plainte
Mélissa Lavoie
L’ex-candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Pierrefonds-Dollard, Nicolas Jolicoeur, portera plainte après avoir reçu 8 coups de matraque de policiers du SPVM. L’événement est survenu le 21 avril alors que M. Jolicoeur sortait de l’UQAM.
Contacté la semaine dernière par Cités Nouvelles, M. Jolicoeur a raconté qu’il ait sorti de l’UQAM, après son examen, en direction de la station de train Bonaventure. Le jeune homme a croisé des policiers à l’entrée ouest du Palais des congrès qui se dirigeaient vers les rues avoisinantes. «Vu que je trouvais que la situation était tendue, j’ai commencé à filmer (…) Où je me trouvais, les rues n’étaient pas bloquées. Mais deux rues plus loin, il y avait des étudiants et les policiers de l’anti-émeute marchaient vers eux».
Dans son vidéo diffusé sur YouTube, on voit que Nicolas Jolicoeur les a accompagnés un moment. Puis, un policier l’a pris à l’écart et lui a demandé de cesser de les suivre. S’en est suivi un premier coup de matraque. «Entre le moment où il m’a interpellé une première fois et où j’ai reçu un premier coup, il n’y a même pas eu deux secondes, on peut clairement voir dans mon vidéo. (…) Après, il y en a trois qui m’ont entouré», témoigne M. Jolicoeur. Celui-ci a reçu huit coups dans le dos, les côtes et les abdominaux en plus d’avoir eu son parapluie brisé.
Le jeune homme de 20 ans déplore l’attitude des policiers. «Je ne faisais rien qui, à ma connaissance, était répréhensible. Il n’y avait pas de manifestations autour de moi et je n’avais rien de menaçant. Je n’avais même pas de carré rouge», se défend l’étudiant. Dans son vidéo, on peut également entendre qu’il a demandé aux policiers leur numéro de matricule, ce qu’ils ont refusé de faire. «Selon moi, ils ont agi avec agressivité et ils ont ignoré leur code de déontologie qui les oblige à donner leur numéro de matricule», affirme le jeune adulte.
Nicolas Jolicoeur portera plainte au Commissaire à la déontologie policière. «C’est la première fois que j’avais peur des policiers. (…) Selon moi, ce n’est pas normal ce qui s’est passé», confie l’ex-candidat du Bloc.