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Le Centre de tai-chi de Roxboro revient comblé de Chine

Les membres de l’équipe de compétition du Centre de tai-chi de Roxboro ont participé en août au quatrième tournoi international de tai-chi de style Yang traditionnel en Chine. De ce rendez-vous d’envergure, ils ont rapporté des médailles, des titres et plus encore.

Parti en Chine pendant deux semaines, le groupe qui comptait une quinzaine de participants a effectué une courte visite à Shanghai, avant de s’envoler vers Taiyuan, située à 500 km au sud-ouest de Pékin, où se déroulaient les compétitions. Pour l’occasion, près de 1400 participants, de Chine et de partout dans le monde, ont convergé vers cette ville du Shanxi, berceau du style Yang, le style de tai-chi le plus pratiqué sur la planète.

En plus des nombreuses médailles qu’ils ont rapportées, ces adeptes qui s’exercent dans l’Ouest-de-l’Île depuis de nombreuses années, ont vu leur directeur, Sergio Arione, recevoir l’honneur ultime : il a été nommé disciple du maître Yang Jun, gardien actuel du style Yang. Cet honneur n’est partagé que par huit autres personnes dans le monde. M. Arione a également remporté le titre de la Meilleure performance globale durant le tournoi.

Des acquis inestimables

Lors du repas suivant la clôture du tournoi à Taiyuan, toujours vêtu de ses vêtements de compétition, Sergio Arione, pensif, semblait comblé par les événements. «Je ne peux pas croire ce qui arrive», a laissé échapper le fondateur du Centre de Roxboro qui, deux semaines avant le tournoi, subissait une opération au genou.

Au-delà des honneurs, les membres du centre rapportent de Chine des enseignements inestimables.

«Le tournoi est avant tout une occasion de rassembler les adeptes, a expliqué en entrevue à Taiyuan, le grand maître Yang Jun. Ce n’est pas la compétition qui prime. C’est de se rassembler, de montrer ce que nous faisons. C’est l’amitié qui compte avant tout.»

Les règles de cet événement qui a lieu tous les cinq ans favorisent le dépassement de soi plutôt que la compétition excessive entre participants. Par exemple, plusieurs personnes peuvent gagner une médaille d’or dans une même compétition si elles atteignent les critères requis pour cet honneur.

Le périple en Chine comportait aussi un volet touristique qui a amené les membres du centre dans les montagnes du Hunan et du Shanxi, sur la Grande Muraille et dans la capitale de l’Empire du Milieu. Qui plus est, leur séjour leur a permis de tisser des liens avec des adeptes du monde entier.

Le triomphe de l’amitié

Dans l’homogénéité de leurs mouvements, les participants venus de partout en Chine, du Brésil, du Canada, de France, d’Italie, d’Iran et de dizaines d’autres pays, ont su démontrer que le tai-chi, tout en favorisant le rapprochement avec la culture chinoise, constituait un langage universel.

Maître Yang Jun, qui enseigne désormais à Seattle, a fait le serment de perpétuer cet art martial intérieur, basé sur les applications du kung-fu, que lui a transmis son grand-père. «J’avais le devoir de continuer la tradition familiale. Je ne pouvais pas garder cette connaissance que pour moi-même», a-t-il affirmé. Selon le quadragénaire natif de Taiyuan, le tai-chi, qui existe depuis plusieurs siècles, continue de se développer en Chine et ailleurs. «C’est un art martial, une philosophie, une forme de médecine, a-t-il expliqué. C’est une pratique pour améliorer la santé humaine et augmenter la longévité.»

Collaboration : Marie-Claude Simard

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