Bienvenue dans le mini-monde des modélistes ferroviaires

Photo: Elena Broch/Avenir de l'estLe groupe de l'Association des modélistes ferroviaires de Montréal organise deux journées portes ouvertes. Les 26 et 27 octobre.

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Pierre répare un train, un autre membre règle l’aiguillage, là-bas, vers le terminus, Jean-Pierre teste ses locomotives, Daniel peaufine les arbres, Ron fabrique une pièce pour alimenter le paysage. Ces personnes ne travaillent pas dans le domaine du chemin de fer. Leur hobby à eux est bien relié au monde des trains. Mais en modèle réduit, à l’échelle 1,87e.

Le petit monde de l’Association des modélistes ferroviaires de Montréal s’affaire, dans un sous-sol de la rue Sainte-Anne à Pointe-aux-Trembles, aux dernières finitions afin d’être prêt pour les portes-ouvertes qui arrivent à grand pas. Car les 26 et 27 octobre, ils montreront au public l’étendue de leurs talents et de leur passion pour les modèles réduits de trains. Faire découvrir aux visiteurs, leur monde.

Cet univers est celui notamment de Jean-Claude Périard, vice-président et celui de Denis Guérin, trésorier de l’association, fondée en 1950. « Je suis au club depuis 30 ans ! », explique Denis, retraité de la sûreté du Québec. Jean-Claude, qui lui a travaillé dans des centres de jeunesse est là depuis sept ans.

« Depuis que je suis tout petit, j’adore les trains. Là où je vivais, des trains, il y en avait partout », explique Denis. Jean-Claude aussi a eu la piqûre tôt lui aussi, « mon premier train, je l’ai eu à 10 ans ».

Un univers plus vrai que nature

Des bâtisses typiquement montréalaises, une raffinerie, un port, et même un fast-food. Les 32 modélistes passionnés que compte le club, ne se contentent pas de simplement faire rouler des petits trains.

Sur la montagne faite de polystyrène, des alpinistes entament l’ascension. Un peu plus haut, un ours les attend… Sur les lignes électriques du train, un aigle attend patiemment sa prochaine proie. Dans l’usine un peu plus loin, des ouvriers terminent leur journée. Tout un monde recréé, jusqu’au sifflement du train.

Pour la construction des éléments, une grande place est donnée à la récupération : des végétaux pour faire des arbres, des planches d’isolant pour les décors, du carton pour créer des maquettes…

En coulisses, sous les immenses planches qui portent les rails et les décors, le travail des modélistes se matérialise encore plus. Des centaines de mètres de fils électriques, des générateurs pour animer les 16 km de rails de trains, « il y en a autant dessus que dessous » sourit Denis. « En fait, le système fonctionne comme pour les vrais trains, même l’aiguillage », souligne Jean-Claude.

Tout le monde a son « truc » à apporter

Parmi les membres venus de tous les arrondissements de Montréal, et même de Laval, des férus d’informatique, d’électricité, de maquettes, de décors… Ici, tout le monde a sa pierre à apporter à l’édifice.

C’est d’ailleurs ce que veut pointer Jean-Claude : « On est tous complémentaires et chacun transmet son savoir, c’est un peu un club école, composé d’artistes qui s’ignorent ! » Ici on apprend et on valorise ses compétences, mais l’association est aussi un « vrai club social où on développe des amitiés autour du train », précise le vice-président de l’association. « C’est une manière de sortir de son isolement et de s’intégrer à un groupe. »

Tout ce beau monde sera visible lors des journées portes-ouvertes, de 10h à 16h précises, au 507, rue Sainte-Anne.
Il ne faudra pas rater le train.

Le groupe de l’Association des modélistes ferroviaires de Montréal se réunit chaque mercredi après-midi au 507, rue Sainte-Anne. Pour plus d’informations, on contacte le 514 861 6185.