Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
17:21 9 janvier 2020 | mise à jour le: 9 janvier 2020 à 17:20 temps de lecture: 3 minutes

Qualité de l’air : une assemblée citoyenne à Montréal-Est

Qualité de l’air : une assemblée citoyenne à Montréal-Est
Photo: Archives Métro

Québec solidaire organise une assemblée citoyenne à Montréal-Est pour parler de la problématique de la qualité de l’air dans le secteur. Un événement qui fait écho à une pétition soutenue par la députée de Mercier, Ruba Ghazal.

Ruba Ghazal, député de Mercier et porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement, explique que cette assemblée sera l’occasion « d’entendre les préoccupations des citoyens ».

Plusieurs militants et spécialistes de l’environnement seront sur place, dont un représentant de Greenpeace et des associations impliquées dans la qualité de l’air de l’est de Montréal. Le rendez-vous est fixé le samedi 18 janvier de 14h à 16h, au centre récréatif Édouard-Rivet de Montréal-Est.

« Forcer les entreprises à être plus transparentes »

Dans la pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, Québec solidaire demande au gouvernement de « contraindre les entreprises à respecter les normes de qualité de l’air ». Mais aussi d’effectuer « lui-même la collecte de données » environnementales et de donner un accès public aux résultats « en temps réel ».

« C’est un peu comme le loup dans la bergerie, on laisse faire les entreprises, elles s’autogèrent », regrette Ruba Ghazal. Elle ajoute que le gouvernement devrait forcer « les entreprises à être plus transparentes ».

Actuellement, les industriels sont responsables de leurs propres études sur la qualité de l’air. Ils n’ont aucune obligation de les publier, selon le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

La députée pointe notamment l’entreprise de cuivre CCR. Implantée à Montréal-Est, cette industrie avait défrayé la chronique pour avoir émis dans l’air des quantités d’arsenic 200 à 400% supérieures aux normes fixées par la Communauté métropolitaine de Montréal.

En 2018, CCR avait installé un dépoussiéreur pour pallier ses émissions. Aujourd’hui, la députée se questionne : « Où en est-on, quels sont les résultats ? On ne le sait pas. Pourquoi attendre un an pour les connaître ? »

La Direction régionale de santé publique est actuellement en train de mettre ses données sur les impacts de la qualité de l’air sur la santé des résidents de l’Est. Un nouvel avis sur la qualité de l’air dans le secteur entourant l’entreprise de cuivre CCR, située dans Montréal-Est, est prévu au printemps 2020.

Articles similaires