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À 14 ans, Emma-Lee Di Giovanni se battra pour le titre mondial de Taekwondo

Bousquet-Richard Simon - TC Media
À seulement 14 ans, Emma-Lee Di Giovanni s’est taillée une place dans l’équipe junior canadienne de taekwondo. La jeune athlète, qui a cassé le nez d’un intimidateur alors qu’elle n’avait que 6 ans, semble prédestinée à devenir une championne.

L’annonce officielle de la sélection de Di Giovanni dans l’équipe qui participera aux Championnats du monde juniors de taekwondo, en mars prochain à Taiwan, est tombée récemment.

L’adolescente aurait même dû participer aux Olympiques juniors puisque lors des qualifications canadiennes, elle avait terminé première. Disqualifiée en raison de son jeune âge, c’est finalement sa rivale sur la deuxième marche du podium, âgée de 15 ans, qui pourra vivre cette expérience unique.

« C’est frustrant parce que j’aurais aimé faire les deux, mais au moins ce n’est pas de ma faute, estime Di Giovanni. Je n’avais pas d’espoir parce que je savais que mon âge me disqualifierait. »

Malgré son talent incontournable, Di Giovanni reste humble. Elle n’aime pas parler des adversaires qu’elle a défaits. Elle parle plutôt des victoires qu’elle a remportées.

Devenir une championne

Le parcours de l’athlète prairivoise a débuté à l’âge de 6 ans. Son père Alfonso Di Giovanni, qui pratiquait aussi le taekwondo, a voulu transmettre sa passion à sa fille. L’expérience a toutefois mal tourné puisqu’un jeune intimidateur avait tenté de s’en prendre à la fillette qui lui avait alors assené un violent coup à la figure, lui brisant le nez.

« Je suis naturellement bonne en taekwondo », raconte-t-elle, un sourire en coin.

Comprenant que leur fille possédait une force qu’elle n’avait pas la maturité de maîtriser, la famille avait choisi de retarder son initiation aux arts martiaux de quelques années.

Di Giovanni a finalement fait son retour à l’école de taekwondo Chong Lee de Villeray après avoir mûri pendant trois ans. Depuis, Di Giovanni cumule les médailles d’or. De toutes les compétitions auxquelles elle a participé, elle en a perdu seulement deux, dont une parce qu’elle était malade.

En plus des quelque six heures d’école par jour et des deux heures consacrées à ses devoirs, l’athlète s’entraîne environ trois heures par jour. Les quelques heures qui lui restent sont souvent utilisées pour des entraînements et des étirements à la maison.

À 14 ans, son rêve est de participer aux Olympiques.

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