Le CLSC de Rivière-des-Prairies restera ouvert la fin de semaine
Seulement une semaine après la parution de la dernière édition de l’Informateur de Rivière-des-Prairies qui annonçait l’intention de regrouper les services de fin de semaine au CLSC de Pointe-aux-Trembles─Montréal-Est, le CSSS a fait paraître un communiqué indiquant que la mesure sera suspendue jusqu’à l’automne.
Les deux CLSC demeureront donc ouverts aux heures habituelles durant tout l’été. La décision sera communiquée à la population lorsqu’elle sera prise, peut-on lire dans le communiqué.
Le CSSS affirme qu’il utilisera ce temps pour mieux évaluer les impacts du regroupement des soins infirmiers.
« Nous pensons toujours que cette décision n’entraînait que peu d’impact sur la santé et le bien-être des résidents de Rivière-des-Prairies et Mercier-Est─Anjou, étant donné que la grande majorité des soins pouvaient être reportés pendant la semaine, a expliqué Stéphane Rousseau, directeur des Services généraux. Cependant, nous voulons être à l’écoute de nos usagers et nous prendrons le temps nécessaire pour évaluer les solutions alternatives. »
En raison de cette nouvelle décision, les ressources infirmières du territoire ne seront donc pas utilisées à leur plein potentiel, selon le CSSS, qui prévoyait utiliser les ressources libérées la fin de semaine pour d’autres services.
Décision saluée
Cette décision a été saluée par des gens du milieu de la santé du quartier et le député Marc Tanguay.
« Je trouvais dommage que le CSSS ait envisagé de centraliser ses services à Pointe-aux-Trembles où la population ne se serait probablement pas rendue, estime Patrice Phaneuf de la clinique 8260. Les patients seraient restés chez eux plutôt que d’aller prendre conseil ou de faire changer leurs pansements. Il y aurait peut-être eu des complications et il aurait pris une place à l’urgence. »
La mesure n’aurait toutefois pas eu d’impact important sur les cliniques du quartier selon Manon Phaneuf, copropriétaire de la clinique 8260.
« Ça ne change pas grand-chose pour nous parce que ces services sont complémentaires aux nôtres. Ça aurait peut-être augmenté un peu le débit de nos consultations. »
De son côté M. Tanguay s’est attribué la suspension de la décision par le CSSS.
« Je suis l’avocat qui plaide pour la population. Je suis en défaveur de cette décision. Ce que je veux c’est qu’il y ait le plus de service possible et des services adéquats », a expliqué le député.
Il s’est toutefois montré ouvert à écouter les arguments de la direction du CSSS qui avait justifié sa décision par le faible achalandage d’une vingtaine de patients par CLSC chaque jour de fin de semaine.
« Les ressources de l’État sont limitées alors, il faut maximiser leurs impacts. Toutefois, je crois qu’il est tout à fait raisonnable d’avoir ce service. C’est sur cela que j’ai eu l’occasion d’insister », a conclu le député qui assure suivre le dossier de près.