L’inquiétude traverse la frontière
Malgré les nouvelles dispositions de la loi C-38 qui restreint la participation aux audiences de l’ONÉ aux personnes directement touchées par le projet, la porte-parole de NRDC, Danielle Droitsch, a déclaré à La Presse être sûre que son organisme pourra être entendu devant l’Office.
Deux inquiétudes, une même source
Alors que du côté canadien on craint que le projet de renversement de la ligne 9 d’Enbridge ne permette pas de redynamiser le secteur pétrochimique de l’est de Montréal; du côté américain, on craint pour l’environnement.
Un nombre croissant de groupes de pression mettent en garde la population quant à la possibilité que le projet d’Enbridge ne soit en fait qu’une résurrection du projet Trailbreaker.
Rappelons que, tout comme le projet de renversement de la ligne 9 actuellement à l’étude, ce projet avait comme objectif d’acheminer du pétrole issu des sables bitumineux vers Montréal. À la différence qu’avec Trailbreaker, le pétrole continuait sa course vers Portland, puis vers les raffineries de la côte américaine du Golfe du Mexique.
Au cours des derniers mois, le président de l’entreprise propriétaire de l’oléoduc entre Montréal et Portland (PML), Larry Wilson, a d’ailleurs déclaré à plusieurs médias ainsi qu’à l’Assemblée législative du Vermont qu’il serait heureux de renverser l’oléoduc vers Portland.