L’attaquant défensif
C’est une bonne année pour l’attaquant des Rangers de Montréal-Est, Philippe Fernandes. En plus de pratiquer son sport favori, l’athlète de 18 ans a passé la première étape de sélection du programme de prévention des incendies à l’Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ).
« J’ai réussi le test de force et d’endurance cette année. Le hockey m’aide beaucoup à garder une bonne condition physique. J’attends mon entrevue, prévue en décembre », affirme l’Angevin.
Dans l’attente de ses résultats, le numéro 28 fait des études en sciences humaines au collège de Maisonneuve. « Je complète ma troisième session. Mon rêve est de faire carrière dans le hockey, mais je veux avoir un plan B. Il faut avoir les pieds sur terre », soutient-il.
Ce n’est pas le premier passage dans la ligue de hockey Junior AAA pour Fernandes. Le hockeyeur a fait un court séjour avec les Panthères de Saint-Jérôme, la saison dernière. « Avec l’école, le voyagement était trop pénible. J’étais aussi le seul de Montréal, ce qui ne facilitait pas le transport. Je suis alors descendu d’une catégorie pour rester à Montréal », explique l’ancien joueur des Nordiques de Montréal-Nord (junior AA).
Malgré une saison peu reluisante pour les Rangers, l’Angevin est satisfait de sa performance. « Mes résultats répondent aux objectifs d’avant les Fêtes que je m’étais fixés. Je dois continuer de bien jouer », souligne-t-il.
Fernandes a participé à 23 des 25 parties des Rangers. En 18 tirs, il a marqué cinq points. Il a aussi assisté ses collègues à neuf reprises.
L’attaquant travaille à deux positions. « Je suis utilisé en tant que centre et ailier gauche. Il y a un ajustement à faire, mais je suis capable de m’adapter. J’aime mieux être centre, car c’est une position qui demande un jeu un peu plus défensif, ce qui est une de mes forces », avance-t-il.
Même si l’équipe cumule trois fois plus de défaites que de victoires (6-19), Fernandes ne désespère pas. « Ce n’est pas le début qu’on voulait, mais avec le travail d’équipe, on peut passer au travers de ce moment difficile. Je ne suis pas un lâcheur. De plus, j’aime jouer à Montréal-Est. Le public est fidèle et j’en suis très reconnaissant », avoue le joueur.
Sa philosophie
Ne jamais abandonner, admet Fernandes. « Il faut rester positif, même avec notre début de saison. Lors d’un match, je me concentre seulement sur la partie. Il ne faut pas se préoccuper des distractions autour de l’équipe, que ce soit le pointage ou le changement d’entraîneur. »