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Chantal Rouleau maintient ses allégations

Le parti Vision Montréal soupçonne la firme Macogep d’avoir utilisé des prête-noms d’employés de la Ville pour la signature de sommaire décisionnel. Dans un communiqué émis le 2 février dernier, le parti demande au contrôleur général de la Ville de faire enquête.

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« Encore une fois, Louise Harel a fait une sortie médiatique qui est totalement mensongère et totalement inacceptable pour l’institution que représente la Ville de Montréal et pour l’ensemble de la fonction publique », a rétorqué le lendemain, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum.

Malgré tout, la mairesse de l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, a maintenu ses allégations, signalant que M. Applebaum avait confirmé leurs dires de la veille, qui étaient d’ailleurs soutenus par plusieurs autres sources.

Allégation de fraude

Le 2 février, le parti Vision Montréal publiait un communiqué révélant que des employés de la firme Macogep avaient rédigé des sommaires décisionnels en utilisant comme prête-noms des employés de la Direction stratégique des transactions immobilières (DSTI).

Selon Mme Rouleau, l’information aurait émané d’un « employé qui a servi de prête-nom et qui a transmis une plainte auprès du Syndicat des professionnels municipaux de Montréal, qui a déposé un grief à ce sujet. »

Plus tard en soirée, le président fondateur de Macogep, Louis Yves Lebeau, dénonçait les attaques « fausses et mensongères » que porte à son endroit la chef de l’opposition officielle. « Je ne m’explique toujours pas comment une élue qui occupe un tel poste à Montréal et, qui plus est, a été ministre des Affaires municipales du gouvernement du Québec peut à ce point déformer les faits », affirmait-il.

« En fin de compte, on parle ici d’un fonctionnaire, qui a fait une plainte sur un sommaire décisionnel. Tout ça pour ça! On est loin d’une pratique érigée en système comme le prétend Mme Harel ou encore d’un stratagème qui implique plusieurs employés! », a commenté M. Applebaum.

Le porte-parole de Macogep, Pierre Gince, a expliqué le processus que traverse un sommaire décisionnel rédigé par la firme comme suit : un chargé de projet de Macogep rédige un sommaire décisionnel qui est ensuite remis et approuvé par un chef de section, un chef de division, le directeur du service et finalement, le sommaire est vérifié au Greffe de la Ville avant qu’il y ait présentation aux élus, pour analyse et décision.

Pour sa part, M. Applebaum a déclaré que « ce n’est pas une pratique ni une politique de la Ville de Montréal d’avoir recours à l’usage de prête-noms pour la signature des sommaires décisionnels. Ces documents forts importants qui doivent aider les élus à prendre des décisions éclairées sont signés par des fonctionnaires dûment autorisés à le faire. »

Au contraire, Mme Rouleau juge que « le plus choquant est que cet usage de prête-noms et la présence de Macogep dans les bureaux de la ville auraient été dûment autorisés par les hauts responsables de la DSTI. Le loup est dans la bergerie. »

« Ce stratagème, qui va à l’encontre des règles d’éthique les plus élémentaires, a laissé croire aux élus que les dossiers à l’étude avaient été préparés par des professionnels de la Ville de Montréal alors que ce n’était pas le cas. », raconte Mme Rouleau.

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