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Mieux vaut dépister le cancer du sein rapidement

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Depuis 1998, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) enjoint les femmes de 50 à 69 ans à passer une mammographie. Dans le cadre du mois de la sensibilisation au cancer du sein, l’Informateur s’est entretenu avec ses promotrices au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Pointe-de-l’Île.

« Je peux avoir une demande pour aller faire un kiosque à titre informatif ou aller donner une conférence », dit Karina Barbeiro, infirmière en prévention du cancer du sein au centre local de services communautaires (CLSC) de Pointe-aux-Trembles—Montréal-Est.

Depuis son embauche en mai dernier, Mme Barbeiro sillonne les rues et les boulevards de l’est de la ville afin de sensibiliser les femmes aux dangers que pose le cancer du sein. « C’est un défi personnel que j’avais. Je me disais que le cancer du sein était un cancer virulent qui atteignait beaucoup de femmes », mentionne-t-elle. Selon l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, une femme sur neuf risque de développer ce type de cancer dans sa vie.

« Mon rôle, c’est que je veux renseigner, donner de l’information juste sur ce qu’est le programme québécois de dépistage du cancer du sein, ajoute-t-elle. Je tiens à ce que la population soit au courant, participe en comprenant bien ce que c’est. »

Différents moyens d’action

En plus de répondre aux questions des citoyens, Mme Barbeiro tente de solliciter l’appui des organismes communautaires afin que son message atteigne le plus de femmes possibles. Pour convaincre les femmes de l’importance d’aller passer une mammographie, elle dispose de plusieurs outils, dont un porte-clés.

Le « mémo-mamo » sert à démontrer l’efficacité de la mammographie. « C’est un outil dont je me sers toutes les fois que je fais de la promotion », affirme Mme Barbeiro. L’objet consiste en quatre billes roses de grosseur différente représentant des masses que l’on peut retrouver dans un sein.

Elle dispose également d’un sein en silicone dans lequel se trouvent quelques petites masses. Les femmes qu’elle rencontre sont ainsi invitées à palper ce faux sein. Beaucoup de femmes n’appuient pas assez fort et n’arrivent pas à les détecter, laisse-t-elle entendre.

Mais son outil de prédilection est beaucoup plus vaste : il s’agit évidemment du PQDCS. Elle distribue des prospectus partout où elle va afin de faire connaître ce programme souvent méconnu par la population en général.

« Ça fait partie d’un programme soutenu par la Direction de la santé publique de Montréal, dit Nathalie Rochon, conseillère-cadre en prévention et promotion de la santé. Le taux de participation est de 48 %. » Un taux acceptable selon elle, et au-delà de la moyenne montréalaise qui se situait à 42,5 % en 2008. Mais la cible idéale serait 70 % pour que l’impact sur le cancer du sein soit réel.

Depuis 1998, toutes les femmes qui atteignent l’âge de 50 ans reçoivent une lettre dans laquelle elles sont invitées à se présenter à un centre de dépistage désigné (CDD) pour y subir une mammographie. Si les femmes acceptent, elles bénéficient dès lors des avantages du Programme.

Entre autres choses, les résultats des examens sont communiqués au médecin de la patiente. Si cette dernière n’a pas de médecin, on peut même lui en trouver un. Tous les deux ans, elle est invitée à repasser une mammographie. De cette façon, il est plus facile de comparer les différentes radiographies entre elles et de détecter tout changement.

En outre, il s’agit d’un service totalement gratuit, souligne Mme Barbeiro. Depuis 1998, plus de 160 000 Montréalaises se sont prévalu du PQDCS.

« Selon plusieurs études, la mise en place d’un tel programme sur une période d’au moins dix ans peut contribuer à faire diminuer d’environ 25 % le taux de mortalité associé au cancer du sein chez les femmes de 50 à 69 ans », peut-on lire sur le site Internet de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.

Au CLSC de Pointe-aux-Trembles—Montréal-Est, 6970 femmes étaient admissibles au Programme en 2006. En 2008, 50,8 % y adhéraient.

Plus d’informations sont disponibles au Centre de coordination des services au 514 528-2424 ou sur le site du PQDCS-Montréal au www.santepub-mtl.qc.ca/cancerdusein/programme.

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