Rosemont–La Petite-Patrie

L’Accorderie de Rosemont à la recherche d’un financement pour survivre

Lors d’une réunion pour créer un plan de relance, 66 membres de l’Accorderie se sont réunis.
Lors d’une réunion pour créer un plan de relance, 66 membres de l’Accorderie se sont réunis. Photo: Gracieuseté, Dominic Imperato, CDC de Rosemont

L’Accorderie de Rosemont fait face à un défi de taille: survivre après avoir perdu son principal financement. Les 246 membres de ce projet de lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale étudient un plan de relance.

Le projet social porté par l’Accorderie ne recevra pas de subvention du Fonds de lutte à la pauvreté dans le cadre des Alliances de la solidarité cette année.

«Ce financement est prévu pour les débuts d’un projet», fait remarquer Isabelle Sawyer, coordonnatrice de l’organisme.

Après sa création en 2014, l’Accorderie de Rosemont a profité de ce montant «entre 25 000 et 30 000 $», de 2015 à 2022. Il a permis de recruter une coordonnatrice à temps partiel (28h/semaine) pendant sept ans. C’est d’ailleurs la personne à tout faire de l’organisme.

Avec la suppression de la subvention cette année, «je suis passé à 12 heures par semaine. L’Accorderie ne peut pas bien fonctionner comme ça», regrette-t-elle.

Il y a alors urgence, pour que le projet survive, à trouver une autre source de financement.

Des accordeurs mobilisés

La Corporation de développement communautaire de Rosemont, à laquelle est rattachée l’Accorderie, a accueilli une séance de réflexion sur un plan de relance, le 5 mai. Quelque 66 accordeurs y ont pris part.

Plusieurs idées ont éclos de cette rencontre. L’une d’entre elles serait d’élargir le champ d’action de l’Accorderie pour lui permettre de bénéficier d’une autre subvention.

Cependant, comme le rappelle Isabelle Sawyer, entre la communication, la coordination le secrétariat et l’accueil, l’unique poste de coordonnatrice comporte déjà une grande quantité de tâches.

C’est aussi pour ça que l’Accorderie cherche «à impliquer [ses] membres dans de multiples tâches». Elle reste cependant consciente que ces derniers pourraient faire vivre le réseau sans forcément assumer cette mission de coordination et de développement de l’organisme.

«Il nous faudrait au moins une personne 28 heures par semaine», souligne-t-elle.

Une des possibilités à laquelle réfléchit l’Accorderie est de s’élargir au métropolitain. Mais cette option reste peu envisageable, en raison de la vocation très locale de l’organisme.

L’Accorderie propose à ses membres d’échanger leur temps. Les «accordeurs» donnent un service, comme un cours de guitare, en échange d’une petite rénovation à leur domicile. Pour que les 246 membres de ce réseau puissent continuer à en bénéficier, il faudra que l’organisme trouve la bonne recette pour trouver un financement, et une coordination. Isabelle Sawyer passera la main une fois la personne recrutée.

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